Jeudi 21 juin 2007

Immigration, immigration, ce mot est accommodé à toutes les sauces pour trouver des coupables aux difficultés de notre pays.

 

Nous sommes passés à l'immigration "choisie", qui consiste en quoi véritablement ? À première vue, elle est sensé permettre de séparer le bon grain de l'ivraie, alors, il est légitime de se demander s'il y a un bon et un mauvais immigré, tous deux en concurrence alors que tous deux peuvent avoir les mêmes raisons pour être candidat au départ.

 

Malgré tout, quelque chose me turlupine, les médias en parlent beaucoup, mais en quoi consiste cette "nouvelle" politique migratoire... Et bien là, le néant, je n'ai vu aucun JT ou article dans la presse papier nous dévoiler le processus de sélection. Alors, on sait que globalement, les candidats à l'export sont choisis sur leur compétence pour exercer un métier en France où on a du mal à recruter. Comment ça se passe dans les détails ?

 

J'ai un ami d'origine marocaine, qui fait son stage en France, un stage de 3 mois, il ne reste pas longtemps pourtant il a été soumis un processus de sélection assez... particulier...

 

Mon ami Fawd est déjà venu pour un stage de 2 mois en France, il est donc connu des services de l'immigration français. Il est étudiant au Maroc, un profil classique qui souhaite comme beaucoup d'étudiants africains se former aux techniques d'ici pour développer ses compétences. Cependant, Fawd m'a fait part de la manière dont on procède dans les consulats pour les choisir.

 

Tout d'abord, il fait sa demande au consulat français, puis il est soumis à un entretien imposé dans le cadre de la nouvelle politique migratoire. Il doit payer de sa poche la modique somme de 100 €, la première fois, cela peut se comprendre, il y a des frais de dossier, un entretien, etc... Mais Fawd découvre rapidement que l'entretien ne dure que 5 à 10 minutes, et que pour le "choisir" il a dû répondre à des questions sans intérêt du genre :

 

 - Quel est votre prénom ?

 

 - Quel est votre projet en France ?

 

 - Vous avez de la famille sur place ?

 

Bien, il vient de débourser 100 € soit 1000 DH pour une procédure administrative un peu légère. Il faut savoir qu'au Maroc 1000 DH est une somme très importante. Avec 0.20 DH, on peut s'acheter un pain...

 

Le plus grave n'est pas là, car sans motif, Fawd peut se voir obliger de repasser l'entretien à 100 € et c'est ce qui s'est passé. Il a eu un deuxième entretien de 5 minutes avec des questions du même genre, les 100 € déboursés ne servant plus à justifier une quelconque dépense de gestion puisqu'il a payé ses frais de dossiers lors du premier entretien. Il vient payé 100 € pour rigoureusement 5 minutes d'entretien.

 

Ce n'est pas fini car à l'issue de ce deuxième entretien, il a été reconduit pour un troisième rendez-vous à... 100 € pour une fois de plus 5 minutes de discussion sans intérêt autour de sa modeste personne. Dieu merci, première bonne nouvelle cette rencontre avec le consulat est la dernière, deuxième bonne nouvelle il s'est vu délivré un titre de séjour pour faire son stage de 3 mois dans une boîte internet à Paris (qui l’exploite soi dit en passant).

 

Bilan, il a dépensé 3000 DH pour venir en France 3 mois sans oublier qu'en tant qu'étudiant étranger, ses parents doivent approvisionner son compte de 400 € par mois pour être sûr qu'il a suffisamment pour vivre alors qu'il a trouvé un stage rémunéré.

 

Petit calcul :

 

3 000 / 0.20 = 15 000, avec 3000 DH, on peut s'acheter 15 000 pains au Maroc, si j'achetais 15 000 pains en France je devrais dépenser 15 000 x 0.80 € = 12 000 €, cela vous laisse imaginer combien 3000 DH est une somme très importante.

 

Mais ce qui me dérange le plus, c'est d'entendre le plus grand défenseur de l'immigration choisie, M. Sarkozy, nous parler des passeurs qui exploitent la misère de l'Afrique, et que fait la France qui demande 300 € en paperasses pour ne pas être sûr au final d'accepter le prétendant et ce, juste pour un stage de 3 mois (!) D’une part notre administration exploite le besoin de ces migrants et d’autre part avec des entretiens aussi chers, elle ne prend des étrangers que ceux qui gagne suffisamment, pillant ainsi les richesses de l’Afrique. Cette immigration choisie se fait de manière unilatérale, sans concertation, sans coopération avec les pays d’origine. Et en prenant les plus riches de migrants, elle fait comprendre que les plus pauvres vont continuer de mourir sur les côtes. Cette politique n’empêchera pas l’immigration clandestine, il faut se le dire, là seul manière de fixer les populations c’est le développement de l’Afrique.

 

Fawd va retourner au Maroc à la fin du mois après avoir terminé son stage, pour essayer de revenir en France pour faire son Bac+5, il va devoir repasser ces fameux entretiens à 100 € pour redécrocher un carte de séjour étudiant à la rentrée.

 

Demain, je vais boire un verre (et sûrement manger) avec Fawd, j’espère juste qu’il ne sera pas amer envers la France.



Texte envoyé par Abilod
par immigrants publié dans : libre expression
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Mercredi 20 juin 2007

Pour  finir en beauté avec Idir et son nouvel album, ... (vous ne l'avez pas encore écouté???  non......... C'EST PAS POSSIBLE... ) Allez,  Go !!!



idir-copie-1.jpg





Idir - La France Des Couleurs

par immigrants publié dans : troisième génération
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Mardi 19 juin 2007
Il avait vécu la guerre civile en Espagne, l'exil, le maquis en France, la difficulté d'être un étranger dans un pays dont on ne sait rien. Il était ouvert au monde, aux autres, profondément pacifique. 


soldats-de-salamine.jpgDe son anarchisme de jeunesse, de sa connaissance des hommes, il avait tiré une belle sagesse qui m’a souvent inspirée. Adolescente, j'étais curieuse de son passé mais il ne voulait rien m’en dire. Pour lui, la guerre ne méritait pas qu'on en parle. Je n'ai compris son silence que plus tard, en lisant « Les Soldats de Salamine ». Il y a dans ce livre magnifique un vieil espagnol qui lui ressemble et qui refuse aussi d’évoquer les conflits passés. Ce livre, je le lui ai offert. C'est là qu'il a commencé à me raconter sa guerre, à me raconter sa vie. C'est là qu'il m'a transmis cette partie de l’héritage qui me revenait : celui de mes racines et de ma culture familiale.
 
Il vivait dans un village du sud espagnol, un village qui comme beaucoup d’autres n’approuvait pas ce qui se passait à Madrid dans ces années trente perturbées. Un jour, on convoqua sous un faux prétexte les villageois sur la Plaza de Toros. Tous furent mitraillés par l’armée franquiste. Lui, il sauva sa peau en faisant le mort. Après cet évènement commença un long voyage vers le nord, vers la liberté. Il a fallu prendre les armes dans une guerre incertaine où les amis d’hier devenaient parfois des ennemis. Puis enfin, les Pyrénées, la frontière mais pas tout à fait la liberté. Il y eu d’abord le camp de réfugiés d’Argelès-sur-mer. C’est là qu’il rencontra ma grand-mère. Amour naissant vite séparé. Ils avaient fui une guerre pour en retrouver une autre. Les hommes étaient réquisitionnés. Mais lui ne voulait pas se battre pour des idées qui lui avaient fait fuir son propre pays. Il a pris le maquis rencontrant parfois l’amitié, parfois la méfiance. La France fut libérée, il retrouva ma grand-mère. Ils s’installèrent aux pieds des Pyrénées, à quelques kilomètres du pays qui les avait vu naître et qu’ils n’ont pu retrouvé que bien des années plus tard quand le Caudillo rendit enfin l’âme après une interminable agonie.
 
De leur union sont nés quatre enfants. Quatre destins bien distincts fondus dans le paysage français. Pour ces enfants là, ça n’a pas toujours été évident. Mais devenir adulte, même avec un nom a consonance espagnole dans les années 60 était chose facile, le travail ne manquait pas. Je fus la première des petits-enfants à naître. Deux ans après que mon père est acquis la nationalité française. Cette même nationalité qui m’a permis, des années plus tard de pouvoir devenir enseignante dans ce qu’on appelle le Service Public. Je me souviendrais toute ma vie de la fierté de mon grand-père quand je lui ai annoncé ma première nomination. C’était sans doute pour lui comme un aboutissement. Nous n’étions plus une famille d’ouvriers immigrés.
 
La dernière fois que je l’ai vu, en août 2004, il m’a dit : « Peut-être à l’année prochaine… », avec la tranquillité de celui qui n’a plus peur de la mort. La mort, il m’avait aidé à l’apprivoiser quand il avait fallu s’occuper avec ma sœur, des obsèques de mon père. Il nous avait dit : « La mort fait partie de la vie, hijitas ».
 
Oui, la mort fait partie de la vie et elle l’a surpris un beau matin d’hiver où il s’apprêtait à aller chercher son pain comme tous les jours depuis des années. 
 

A la mémoire de mon grand-père, Pedro T., 
né espagnol le 5 octobre 1915, 
mort français le 19 février 2005.

par Mimi publié dans : de génération en génération
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Lundi 18 juin 2007

Il a posé sa main sur le ventre de sa femme, délicatement, puis il s’est penché, tendrement.
Attends, fils, patience, le temps n’est pas encore venu.
Elle le regarde, confiante.
Ils se sont mariés, il y a peu, comme en secret et les gens du village ont dit :
"Maintenant, ça ne peut plus durer, la situation devient trop dangereuse pour vous et pour nous. Il faut vous en aller".
Elle a juste quinze ans et elle regarde son homme. Lui, il sait ce qu’il faut faire, ils les conduira là-bas.
Elle a pris ses chaussures vernies, ses chaussures de mariée, un petit baluchon. Il a mis les 50 dollars contre sa peau, ses seuls papiers.
Il est minuit et ils attendent le camion.
Il pense à ses parents, probablement enfermés dans une geôle de la capitale. Il revoit les miliciens les emmener de force, le regard fier de son père, les larmes muettes de sa mère. Puis la vie sans vie, la vie cachée. Quelques villageois l’ont nourri parfois mais, ici comme partout dans le pays, contre un simple bout de pain tu pourrais dire ou faire n’importe quoi. Les miliciens le savent bien.
Le camion arrive dans un nuage de poussière. La route est longue, tellement longue.
Attends, fils, patience, le temps n’est pas encore venu.
Elle laisse son village, elle laisse ses amies, elle laisse ses poupées. Elle laisse son enfance. De parents, elle n’en a plus depuis longtemps. Depuis qu’on met en prison les instituteurs, depuis qu’on tue sur la place publique ceux qui disent tout haut ce que le peuple pense tout bas.
Ils ont roulé des jours et des nuits, ils ont marché dans la chaleur, ils ont dormi sous les étoiles. Ils ne sont pas seuls, presque vingt, et le groupe augmente au fur et à mesure qu’ils se rapprochent.
Son ventre s’est encore arrondi, un peu plus. Elle peine à marcher, le souffle lui manque trop souvent.
Attends, fils, patience, le temps n’est pas encore venu.
La nuit, quand ils pansent leurs plaies, allongés sur le sol, en cercle autour d’un faible feu, il raconte encore :
"Au pays des droits de l’homme, nous pourrons élever notre fils, tu verras. Au pays des droits de l’homme, je trouverai un bon travail et nous pourrons même étudier. Tu sais, l’école est gratuite au pays des droits de l’homme".
Elle lui sourit et lui dit :
"Et si c’est une fille ? Irons-nous au pays des droits de la femme ?"
Il éclate d’un rire confiant.
Ils roulent des jours et des nuits, ils marchent dans la chaleur, ils dorment sous les étoiles et ils arrivent enfin à la frontière. Le passeur les laisse et leur dit qu’il faut attendre le bon moment.
Attends, fils, patience, le temps n’est pas encore venu.
Dans la forêt, silencieux et affamés, ils attendent. Longtemps.
Son ventre lui pèse, elle est lourde de tous ces jours et de toutes ces nuits. Quand le soleil est couché, ils regardent ensemble les lumières de la ville et ils imaginent la vie de ceux qui sont là-bas, au pays des droits de l’homme. Les supermarchés remplis, la liberté, la parole libérée, les enfants qui jouent dans les squares, les vieux assis qui discutent sur le seuil des maisons, les belles toilettes des femmes, le jour même la nuit.
Le passeur revient et leur dit qu’il faut payer. Les 50 dollars ne suffisent plus. " Il faut vous décider, ces chaussures, donnez-les moi, et cette bague aussi. " C’est le seul souvenir qui lui reste de sa mère, son seul lien. La bague disparaît dans les mains du passeur. Elle ne pleurera pas, son homme détourne les yeux.
Ils ont couru dans les buissons, sans un bruit ils sont montés dans la frêle embarcation et ils ont espéré. Les voilà sur le rivage. Des hommes et des femmes au pays des droits de l’homme.
Elle est coupée en deux par la douleur qui déchire son ventre. 
Attends, fils, patience, le temps n’est pas encore venu.
Non, mon amour, le temps est venu, je ne pourrai pas attendre. Il soutient sa femme et ils avancent tous deux dans la rue déserte. Elle ne peut s’empêcher de crier. Des rideaux se tirent aux fenêtres des maisons. " Qui vient nous réveiller à cette heure ? Laissez dormir les braves gens ! ". Il appelle au secours mais personne ne répond. 
Une voiture de police. " Vos papiers ". Ils n’en ont pas.
Les braves gens se rendorment rassurés, les étrangers sont partis, la police a bien fait son travail.
Dans un bureau, un homme mal réveillé leur demande s’ils ont de la famille au pays des droits de l’homme. Ils n’en ont pas. " Avez-vous au moins fait des études, êtes vous hautement qualifiés ? ". Ils n’ont pas été à l’école, est-ce que quelqu’un sait ici que là-bas, seuls les gosses de riches peuvent étudier ? L’officier remplit un imprimé sans plus leur adresser la parole.
Dans le fourgon, ils font le trajet en sens inverse et les lumières de la ville s’éloignent, et le pays des droits de l’homme s’efface.
Trois êtres humains, hautement qualifiés pour l’amour, hautement qualifiés pour le bonheur, hautement qualifiés pour la vie…

 
Texte envoyé par Tiphaine
par immigrants publié dans : libre expression
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Dimanche 17 juin 2007
Juste pour apporter ma contribution au très bon article de Khaled, et que je remercie d'avoir mis ici, en avant, un poète, et certainement, l'humilité et le métissage faits homme, chants et grâce...
Du nouvel album d'Idir, "La France des couleurs", je voulais présenter le premier single tiré de cet album. Je n'aime habituellement pas le rap, mais tout de même, le titre et les paroles à eux seuls justifient le tout...


Leeroy & Idir & Fefe - J'viens de la ou l'on m'aime

 
Je rappelle par ailleurs le très bon opus "identités" (encore un titre haut en couleur), basé sur le même concept des métissages, et musicaux et originels, avec les participations, entre autres de Maxime leforestier, Manu Chao, l'irlandaise Karen Matheson, Geoffrey Oryema, et Khalida Messaouadi (l'inoubliable "Algérienne Debout)... 

huma-dimanche-10.05.07-2.jpg

Idir & Karen Matheson

"A Vava Inouva"

Extrait de "Identités" - 2003


par David publié dans : lu, vu, écouté
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Samedi 16 juin 2007
La  France des couleurs vue par Idir et ses amis.

Je ne résiste pas l'idée de vous parler du nouvel album du chanteur kabyle Idir, intitulé  "La France des couleurs". Je vous l'avoue, je n'ai pas encore écouté l'album dans sa totalité, mais j'ai déjà vu le Making off. Ca donne envie de l'écouter. "La France des Couleurs", c'est quoi au juste ? En fait, l'idée vient de la part d'un grand chanteur d'orgine kabyle, Idir. Etant installé en France depuis une trentaine d'années, imprégné de la culture française, l'artiste a décidé de faire un disque avec des artistes français d'origines multiples. Le but du disque est d'affirmer que la France n'est pas faite d'une seule couleur, blanche, mais de multiples identités. La France, comme république et comme nation, se nourrit et s'enrichit des apports culturels et civilisationnels des ces hommes et de ces femmes venus d'Afrique, des Antilles, des Amériques, de l'Europe et de l'Asie.
Je parlerai un peu plus de cet album dans quelques jours. En attendant, je mets en ligne une petite revue de presse concernant l'album d'Idir.


huma-dimanche-10.05.07.jpg
Humanité Dimanche du 10/05/07 
(1)


huma-dimanche-10.05.07-2.jpg
L'Humanité Dimanche du 10/05/07 (2)


nouvel-obs-7.06.07.jpg
Nouvel Obs du 07/06/07
parismatch-06.06.07.jpg
Paris Match du 06/06/07

le-monde-04.06.07.jpg
par KHALED publié dans : lu, vu, écouté
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Samedi 16 juin 2007
Emission "Cartier libre" de Caroline Cartier du mardi 6 juin 2007 sur France Inter


Ma philosophie

Hier matin les terminales planchaient sur la philosophie. Pendant ce temps, Paco et Ali, travaillaient dans une miroiterie. Tous deux ont 18 ans, l'âge de passer le bac, mais chacun sa philosophie. (2min51)



 

par Mimi publié dans : lu, vu, écouté
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Vendredi 15 juin 2007

Le Canard Enchainé du mercredi 13 juin 2007

par Mimi publié dans : Ils n'ont même pas honte !
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Jeudi 14 juin 2007
Le Testing...

Définition : Pratique qui consiste à mettre en évidence une discrimination.
Le testing est utilisable comme preuve en justice depuis 2002 et inscrit dans la loi depuis 2006


La discrimination...

Définition : Socialement, la discrimination consiste à distinguer un groupe de personnes des autres, et à lui appliquer un traitement spécifique, sans lien objectif avec le critère qui sert à distinguer le groupe.

La discrimination a d'abord été identifiée comme une réduction arbitraire des droits, contraire à l'égalité en droit, et induisant une dévalorisation de certains groupes d'humains.

 

Mais une fois une discrimination « négative » objectivement observée, il est parfois mis en avant la nécessité d'une action de rééquilibrage sous forme d'une discrimination positive.

 
La discrimination est l'action qui consiste à différencier les éléments d'un ensemble au moyen d'un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué.

 

Jeudi 14 juin 2007, dépêche A.F.P. :
"Cinq physionomistes des Champs-Elysées condamnés pour discriminations",
plus d'infos sur la page Yahoo


   Quelques liens utiles en la matière et pour comprendre ou s'informer : 

 

par David publié dans : revue de presse
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Jeudi 14 juin 2007
SimoneVeil.JPGSimone Veil
Nationalité : française
Date de Naissance : 13 juillet 1927


Biographie expresse :

Simone Veil a dû gagner le respect de ses pairs et du peuple pour être aujourd’hui membre du Conseil constitutionnel.

Déportée à seize ans à Auschwitz avec sa mère et sa sœur, elle vit l’invivable. Sa mère meurt du typhus. Simone Veil, quant à elle, reçoit la protection d’une garde polonaise, qui lui permet de travailler dans une usine Siemens puis dans la cuisine des SS. Elle est sauvée en janvier 1945 et se rend à Paris.
 
 
Simone Veil - Histoire Shoa - 1
 

Simone Veil - Histoire Shoa 2

Des études de droit derrière elle, elle décide de devenir magistrate. Jusqu’au début des années 1970, elle n’entre pas en politique. Avant de devenir ministre de la santé de Giscard.

Cette nomination n’est pas le fait du hasard : Giscard sait ce qu’elle pense de l’interdiction de l’avortement et la soutient. Il sait l’inégalité que cette interdiction provoque, entre celles qui ont les moyens d’avorter à l’étranger et celles qui prennent de gros risques à cause de l’avortement clandestin.

L’assemblée nationale qu’elle doit convaincre est une ligue d’hommes politiques réactionnaires. On l’insulte, on s’en prend à ses origines juives, mais Simone Veil se bat. Le soutien de femmes célèbres, le remous que provoque ce débat dans l’opinion publique finit par convaincre les députés d’en finir avec l’ignominie : l’avortement est légalisé.

Extrait des débats de l'assemblée nationale, pour la loi contre l'avortement, défendue et portée par Simone Veil

Depuis, Simone Veil est entourée d’une aura symbolique. Celle qui lui permet de devenir la première femme Présidente du Parlement européen. Aujourd’hui européaniste convaincue, elle a également été élue membre du Conseil constitutionnel.

Biographie plus complète sur le site
Wikipédia, ou encore, en dates, sur le site du Conseil Constitutionnel

Comme beaucoup de personnes, impliquées ou non, portant certaines idées de la démocratie, en tout cas des valeurs de la République, je voulais reconstituer là le portrait, sans parti pris, d'une femme qui représente et a longtemps représenté toutes ces valeurs. Cette "Robert Badinter" de la droite, dans l'imaginaire collectif, a toujours représentée la personne politique dans son intégrité, loin de la politique "dégueu" et dont le nom restera à jamais accolé à une grande avancée sociétale.
Mme Veil a rejoint, très tôt dans la campagne présidentielle 2007 le candidat de droite, devenu nouveau Président, Nicolas Sarkozy, et ce malgré les nombreuses propositions faites dans son programme, à priori "contraires" à la pensée de Mme Veil (lire ici l'article de Libération du 16 mars dernier) fustigeant par là même le parti (et l'homme qui l'incarne) dont elle a toujours fait partie, l'ex-UDF, encore très récemment dans le cadre de son soutien aux divers candidats UMP pour les législatives (article du Monde le 31 mai dernier).
Je tenais à faire le portrait de cette femme, tentant au mieux de résister à la polémique qu'elle inspire ces derniers temps, plus qu'une polémique, je dirai une incompréhension globale... J'estime cette grande dame, mais voilà, depuis la composition du gouvernement Fillon, un ministère de l'immigration a bien été créé... Mme Veil ne s'est jamais exprimé sur les propos tantôt "racistes", tantôt "génétiquement extrêmistes" sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, non, elle ne s'est jamais exprimé sur cela, hormis de dire que Monsieur Sarkozy disposait du "parler du peuple, que c'est un homme honnête, droit et franc"...
Alors oui, en simple citoyen, immigrant comme nous tous, je me laisse aller à cette seule question : l'honnêteté, la franchise, la droiture, que sont ces vertues si elles parlent le language de la haine, ou tout simplement de l'exclusion ?
Je rends hommage à Mme Veil, mais je vous le dis, madame, je ne comprends pas...
par David publié dans : raconte moi la France
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