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Christian
Vanneste
TERRA est un réseau scientifique qui a pour finalité de stimuler la production des connaissances en sciences sociales sur un domaine délaissé à plus d’un titre et saturé dans l’espace public par les idéologies et les croyances : celui des migrations forcées, de l’accès aux territoires refuges, des caractéristiques, situations et conditions de vie des exilés, du droit et des politiques publiques de l’asile, des mobilisations sociales relatives aux exilés et à l’asile.La démarche : des rencontres périodiques, un forum de diffusion d’informations, des programmes de recherches, des publications collectives, un site Web, une édition en ligne...Deux principes : autonomie absolue de la production des connaissances et gratuité de leur mise à disposition du public.Le respect de ces principes est favorisé par le soutien des programmes et organismes de recherche mentionnés sur le site.
Je n’ai jamais aimé les drapeaux.
La Déclaration universelle des droits de l'homme est une déclaration adoptée par l’Organisation des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris au Palais de Chaillot par la résolution 217 A (III). Elle précise les droits humains fondamentaux. John Peters Humphrey, Eleanor Roosevelt et René Cassin en furent les principaux auteurs.
Sans véritable portée juridique, ce texte n'a que la valeur de proclamation de droits. Cependant, à l'origine, 48 États sur les 56 participants devaient adopter cette charte universelle. Et il faut dire qu'aucun État ne s'est prononcé contre et seuls huit se sont abstenus. Parmi eux, l'Afrique du Sud de l’apartheid refuse l'affirmation au droit à l'égalité sans distinction de naissance ou de race, l’Arabie saoudite conteste l’égalité homme-femme. La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et l'URSS (Russie, Ukraine, Biélorussie), s'abstenant, quant à eux, en raison d'un différend concernant la définition du principe fondamental d’universalité tel qu'il est énoncé dans l’article 2 alinéa 1. Enfin, les 2 derniers Etats n'ayant pas pris part au vote sont le Yemen et le Honduras.
Le texte, inspiré par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, est composé de trente articles, énonce les droits fondamentaux de l’individu et leur reconnaissance et leur respect par la loi. Il comprend aussi un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits de l'homme fondamentaux par tous les pays, nations et régimes politiques, et qui se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.
Le texte du préambule et de la déclaration est inamovible, sa version en français est un original officiel, signé et approuvé par les membres fondateurs
des Nations unies, et non une traduction approuvée. - Source Wikipédia -
Pour commémorer l'adoption de la déclaration, la journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.
Pour en savoir plus : http://www.un.org/

Communiqué de démission des instances officielles de la CNHI de huit historiens et démographesDepuis 2003 nous avons participé au projet de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Cette Cité, qui doit ouvrir ses portes en cette année 2007, a été voulue, comme un nouveau lieu de l’histoire de France, au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l’occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe. Ce lieu entend changer le regard de nos contemporains sur leur société en rappelant comment, depuis deux siècles, les étrangers, venus par vagues successives, ont contribué à développer, transformer et à enrichir la France. Rendre compte de la diversité des histoires et des mémoires individuelles et collectives, en faire l’histoire de tous, avec ses moments glorieux et ses zones d’ombre, aider ainsi au dépassement des préjugés et des stéréotypes, tels sont les enjeux qui nous ont mobilisés autour de ce projet.L’instauration d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », remet en cause ces objectifs. Les mots sont pour le politique des symboles et des armes. Or il n’est pas dans le rôle d’un Etat démocratique de définir l’identité. Associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n’a jamais eu de précédent dans notre République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur être même.Ce rapprochement s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers l’avenir, autour d’une histoire commune que tous étaient susceptibles de s’approprier, ce ministère menace au contraire d’installer la division et une polarisation dont l’histoire a montré les ravages. Voilà pourquoi nous démissionnons à compter de ce jour de nos fonctions officielles à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Nous tenons cependant à saluer le remarquable travail effectué depuis plus de trois ans par Jacques Toubon et toute son équipe. Nous avons pu y être associés dans un esprit de liberté intellectuelle et d’indépendance. Nous continuerons de soutenir ce projet tant que son esprit perdurera.Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne (Paris1)
Geneviève Dreyfus-Armand, historienne (BDIC)
Nancy L. Green, historienne (EHESS)
Gérard Noiriel, historien (EHESS)
Patrick Simon, démographe (INED)
Vincent Viet, historien (IDHE)
Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne
Patrick Weil, historien (CNRS-Paris1)
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