Jeudi 28 juin 2007
"Créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées par la guerre, la Cimade agit depuis pour l'accueil et l’accompagnement social et juridique des étrangers en France. Elle est la seule association présente dans les centres de rétention où sont enfermés les étrangers contraints de quitter le territoire.
La Cimade soutient des partenaires dans les pays du Sud autour de projets liés à la défense des droits fondamentaux, à l’aide aux réfugiés ou à l’appui aux personnes reconduites dans leur pays."
 
Cette association vient d’éditer un rapport d’observation sur le droit d’asile en France, rapport loin de rendre à la France sa fierté de Terre d’accueil. Jusqu’à présent, les demandeurs de droit d’asile étaient considérés comme des migrants à part car leur exil est souvent dû à des conditions extrêmes (guerre, persécution, menace de mort…). Or cette exception est de moins en moins respectée.
 
Voici un extrait de la conclusion de ce rapport :
 
[Au terme de son long périple à travers les arcanes des préfectures, on ne peut que constater la complexité incroyable dans laquelle vivent les demandeurs de protection, soumis à des exigences disparates et à des procédures bureaucratiques qui réduisent à peau de chagrin l’exercice effectif du droit d’asile.
Qu’il soit admis au séjour ou qu’il fasse l’objet d’une procédure d’exception, le demandeur d’asile est soumis à des obstacles courtelinesques difficilement compréhensibles pour une personne qui vient d’arriver en France et dont le souci premier est de recouvrer une protection, détruite dans son pays d’origine. Les préfectures, dans leur compétence d’admission au séjour des demandeurs d’asile, transforment une procédure pourtant clairement délimitée par la législation, en parcours d’obstacle. Dès lors qu’elles décident l’application des procédures de refus de séjour, la non transparence et le pouvoir discrétionnaire passent au premier plan, à peine contrebalancés par l’examen accéléré de l’OFPRA*…]

rapport-droit-d-asile.jpg
Pour lire le rapport dans son entier ou le télécharger,
cliquer sur l'image.
 
 
 
 
*L’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) est l’établissement public chargé d’assurer l’application des conventions, accords ou arrangements internationaux concernant la protection des réfugiés.
Créé en 1952, il est placé (jusqu’à présent) sous la tutelle du ministère des Affaires Etrangères.

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Mercredi 27 juin 2007
Le caporal MARTINANT Guillaume était caporal au 3ème RSME/3ème CFPCL.
Il est mort dans un accident en service le 11 décembre 2006. Il était marié depuis 2005, après plusieurs années de vie commune, avec Madame N'GONDO Marthe, de nationalité gabonaise.
 
Ce décès a donné lieu à nombreuses « indemnisations » de la part de l’Armée Française à la veuve et aux deux enfants reconnus… Une pension mensuelle d’environ 1000 € lui est versée… Elle a reçu les condoléances de la Ministre des Armées…
 
Elle a aussi reçu en Avril 2007 un refus de renouvellement de carte de séjour et un arrêté d’expulsion au motif très honorablement conforme à l’article 313 11 4ème alinéa du code CESEDA (loi Sarkozy de 2006) : « la carte de séjour temporaire portant mention ’’vie privée et familiale’’… sauf si sa présence constitue une menace pour l’ordre public… est délivrée de plein droit… à l’étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que la communauté de vie n’ait pas cessé depuis le mariage »… Bien sûr, le 11 décembre 2006 la communauté de vie a pris fin !
 
Et voilà, comme dirait Léo Ferré : « On vit toujours avec des morts »… Ou plus prosaïquement comme lui répond une employée de la préfecture : « Vous irez dépenser cet argent en Afrique ! »
 
Le 14 Juin, sur ordre de la Préfecture, la police l’arrête tôt à son domicile de Pamiers (09), la met en garde à vue pour la journée avant de la conduire au centre rétention de Cornebarieu (31) dans la soirée…
 
S’il fallait rire, on dirait qu’ils ont oublié de prévenir le mari…



Texte envoyé par Jean-Luc 

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Mercredi 27 juin 2007
Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » est délivrée de plein droit :


À l’étranger dans l’année qui suit sont dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L. 311-3, dont l'un des parents au moins est titulaire de la carte de séjour temporaire ou de la carte de résident, ainsi qu'à l'étranger entré en France régulièrement dont le conjoint est titulaire de l'une ou de l'autre de ces cartes, s'ils ont été autorisés à séjourner en France au titre du regroupement familial dans les conditions prévues au livre IV ;

2° À l'étranger dans l'année qui suit son dix-huitième
anniversaire ou entrant dans les prévisions de l'article L. 311-3, qui justifie par tout moyen avoir résidé habituellement en France avec au moins un de ses parents légitimes, naturels ou adoptifs depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans, la filiation étant établie dans les conditions prévues à l'article L. 314-11 ; la condition prévue à l'article L. 311-7 n'est pas exigée ;

bis À l'étranger dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l'article L. 311-3, qui a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance et sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 311-7 n'est pas exigée.

3° À l'étranger dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l'article L. 311-3, dont l'un des parents est titulaire de la carte de séjour « compétences et talents » ou de la carte de séjour temporaire portant la mention « salarié en mission », ainsi qu'à l'étranger dont le conjoint est titulaire de l'une de ces cartes. Le titulaire de la carte de séjour temporaire portant la mention « salarié en mission » doit résider en France dans les conditions définies au dernier alinéa du 5° de l'article L. 313-10 ;

4° À l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé
depuis le mariage, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ;

5° À l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié à un ressortissant étranger titulaire d'une carte de séjour temporaire portant la mention « scientifique »
;

6° À l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins
deux ans, sans que la condition prévue à l’article L. 311-7 soit exigée ;

7° À l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France
, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d’existence de l’intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d’origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l’article L. 311-7 soit exigée ;

8° À l'étranger né en France qui justifie par tout moyen y avoir résidé pendant au moins huit ans de façon continue et suivi, après l'âge de dix ans, une scolarité d'au moins cinq ans dans un établissement scolaire français, à la condition qu'il fasse sa demande entre l'âge de seize ans et l'âge de vingt et un ans
, sans que la condition prévue à l’article L. 311-7 soit exigée ;

9° À l'étranger titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle servie par un organisme français et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20 %
, sans que la condition prévue à l’article L. 311-7 soit exigée ;

10° À l'étranger qui a obtenu le statut d'apatride en application du livre VII du présent code, ainsi qu'à son conjoint et à
 ses enfants dans l’année qui suit leur dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L.311-3 lorsque le mariage est antérieur à la date de cette obtention ou, à défaut, lorsqu'il a été célébré depuis au moins un an, sous réserve d'une communauté de vie effective entre les époux, sans que la condition prévue à l’article L. 311-7 soit exigée ;

11° À l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire
, sans que la condition prévue à l’article L. 311-7 soitexigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative, après avis du médecin inspecteur de santé publique compétent au regard du lieu de résidence de l'intéressé ou, à Paris, du médecin, chef du service médical de la préfecture de police. Le médecin inspecteur ou le médecin chef peut convoquer le demandeur pour une consultation médicale devant une commission médicale régionale dont la composition est fixée par décret en Conseil d'Etat.



Extrait du texte de loi trouvé sur : http://www.gisti.org/
L'intégralité de la loi CESEDA sur Légifrance
 
par immigrants publié dans : nul n'est censé ignorer la loi
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Mardi 26 juin 2007
Christian Vanneste
Nationalité : française
Date de Naissance : 14 juillet 1947

Biographie expresse :

Précédemment professeur de philosophie, Christian Vanneste est élu député de la 10ème circonscription du Nord pour la première fois en 1993.
Il a longtemps fait partie de l'UMP et du groupe parlementaire "Les Réformateurs".
Conservateur, Monsieur Vanneste a défendu et defend encore la politique de Nicolas Sarkozy. 
Christian Vanneste n'a pas été réinvesti par l'UMP, suite à des propos homophobes, mais participe à ce jour au "Centre National des Indépendants et Paysans" (C.N.I.) parti affilié à l'UMP.
Biographie plus complète avec moultes archives sur Wikipédia, ou encore le site de l'assemblée nationale.

Petits Rappels des Faits et Controverses :
Cette seule vidéo suffirait à exposer le "cas" Vanneste... Plus de précisions, et déclarations de cet homme politique sur le blog Embruns ou sur le site LogoAUP.gif

Le député que voilà ne s'est pas seulement "illustré"  par cette polémique. Rappelons juste que Monsieur Vanneste milite pour :
- La peine de mort
- La reconnaissance des français combattants et colonialistes de l'ex Algérie française
- Les thèmes du "Club de l'Horloge", dont il est adhérent, et qui s'opposent, entre autres à : le voile islamique, la polygamie, la discrimination positive, l'effacement des frontières et donc la primauté de l'Europe, les droits syndicaux (et nottamment les "pressions" de l'extrême gauche), les idées marxistes, le matraquage fiscal (selon leur propre terme) des entreprises, bref, sur "la république en danger" telle qu'il la perçoive et qui devrait rappeler les thèmes de certains autres partis...
- La TVA sociale dont il est l'un des premiers à avoir évoqué la possibilité auprès de Nicolas Sarkozy en 2005
etc.....


Poursuite des faits :

Malgré sa condamnation devant la justice et l'éviction de son parti, l'UMP, monsieur Vanneste vient d'être réelu député dans le Nord comme le prouve les chiffres suivants des résultats des élections législatives...
Je propose de bien observé les chiffres en question et surtout, les candidats représentés. Chercher l'erreur ? Ne s'est présenté dans cette circonsrciption aucun candidat UMP... Comme nous le dit E-llico, il n'est pas besoin d'être sorti de l'ENA pour comprendre les motifs et la statégie...
La dernière en date de Christian Vanneste a été soulevé par des blogueurs ICI, en effet, lors d'un déplacement à Tourcoing, le premier ministre François Fillon s'entourait du tout nouveau député réélu (à l'inverse d'autres associations comme le rappelle E-llico) sans que Monsieur Fillon n'assume d'être photographié avec l'ex-paria-complice-membre ou pas membre de l'UMP... Voir aussi les articles de 20 minutes tant sur l'affaire que sur la réaction du député.

Voici donc le portrait d'un homme de la France, tout du moins sensé la représenter puisqu'élu à la majorité, homme désavoué par le pouvoir en place devant les caméras, mais, semble-t-il, plus qu'apprécié hors champ des projecteurs...

par David publié dans : Ils n'ont même pas honte !
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Mardi 26 juin 2007
reseau-terra.jpg


TERRA est un réseau scientifique qui a pour finalité de stimuler la production des connaissances en sciences sociales sur un domaine délaissé à plus d’un titre et saturé dans l’espace public par les idéologies et les croyances : celui des migrations forcées, de l’accès aux territoires refuges, des caractéristiques, situations et conditions de vie des exilés, du droit et des politiques publiques de l’asile, des mobilisations sociales relatives aux exilés et à l’asile.
 
La démarche : des rencontres périodiques, un forum de diffusion d’informations, des programmes de recherches, des publications collectives, un site Web, une édition en ligne...
Deux principes : autonomie absolue de la production des connaissances et gratuité de leur mise à disposition du public.
Le respect de ces principes est favorisé par le soutien des programmes et organismes de recherche mentionnés sur le site.
 


Tout comme les huit démissionnaires de la CNHI et leur collectif Upolin, le réseau scientifique appelle à signer une pétition contre le fondement et la politique du Ministère de L'Immigration et de l'Identité Nationale :
 
Identité nationale et immigration :
inversons la problématique
 !
 

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Lundi 25 juin 2007

bleublancrouge1.jpg

 

Je n’ai jamais aimé les drapeaux.

Je suis née en France. Par accident. Je mesure la chance d’être née en France. Je ne suis pas née dans la misère. Je ne suis pas née sous les bombes. Je ne suis pas née dans un pays où je n’ai pas le droit de dire ce que je pense. Je suis née dans un pays qui condamne la peine de mort. Je suis née dans un pays où l’école est encore gratuite. Je suis née dans un pays où l’espoir a encore un sens.

Je suis heureuse d’être née dans ce pays.
Je n’en suis pas fière.
Je suis du monde.

On me dit que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde. On me dit que quand même ils ont un peu raison ceux qui disent que les étrangers y’en a trop tout de même, qu’il ne faut pas régulariser tous ces sans papiers sans quoi ça y est c’est la fin du monde, tous les crève la faim vont débarquer chez nous…

Ils vont voler le pain des français…
Ils sont du monde.

Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps nos ancêtres ont traversé des montagnes et des mers pour chercher asile dans ce pays des droits de l’homme. Ils ont construit, ils ont lavé, ils ont balayé, ils ont nettoyé, ils ont travaillé dur pour quelques miettes…

Ils ont volé le pain des français…
Pour quelques miettes…

J’ai la bonne couleur de peau, j’ai le bon accent, je suis même, c’est vous dire si j’ai le bon profil, professeur de français… Je ne suis jamais refoulée, jamais arrêtée, on n’a jamais contrôlé mes papiers, je suis l’idole des beaufs … C’est pourtant à moi que l’on dit "rentre chez toi sale arabe" ! C’est encore à moi que l’on crie "remonte dans ton cocotier sale negro" !

On me dit que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Fermons nos frontières, fermons les yeux sur la souffrance des autres. On peut aussi construire un mur, très grand, très haut, ça c’est déjà vu…

On me dit que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde…
Quand je regarde la France dans le bleu blanc rouge des yeux, je vois pourtant toute la misère du monde.



Texte envoyé par Tiphaine
Image © Yves Barré
 


par immigrants publié dans : libre expression
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Dimanche 24 juin 2007

 

Appellons-le Ahmed... Non, Mamadou !
Ce pourrait être aussi Angeline... Ils ont des voix magnifiques, ce sont des artistes connus ou inconnus, et respectés dans leur pays. L'organisateur d'un festival en Bretagne? ou en Lorraine? l'a invité(e) pour une fête du printemps de ce côté-ci du globe. Tout est prêt : toutes les pièces administratives ont été fournies. Mais Mamadou ? ou Angeline ? ne viennent pas. Nous ne les entendrons pas. On ne leur a pas délivré de visa. Pourquoi ? Parce que le droit du travail, le Ministère de la Culture, l'ambassadeur, la police des frontières même - ne comptent pas devant le pouvoir du Ministère de l'Intérieur.
Il faut savoir en effet que dans chaque consulat un fonctionnaire de ce Ministère a le dernier mot sur toute entrée en France et en Europe.
Or ces incidents sont de plus en plus fréquents. Ils pèsent sur toutes les programmations qui impliquent un ou des artistes venus de pays non européens.
Nous, professionnels et publics, nous subissons de plus en plus souvent l'arbitraire de décisions non motivées, contraires aux engagements professionnels, aux politiques d'échange culturel des collectivités territoriales, aux décisions de différents services de l'état (subventions des Ministères de la Culture, des Affaires Etrangères...). Nous avons le devoir de faire connaître au plus grand nombre cette situation : les refus de visa, les blocages administratifs de dernière minute, les retenues en centre de rétention et les retours manu militari dans leur pays que subissent, comme leurs compatriotes, un nombre de plus en plus grand d'artistes des pays non-UE.

Nous aimons les musiques du monde entier, nous aimerions entendre la voix d'un poète du sud, nous voudrions offrir l'hospitalité, quelques semaines, à une troupe de théâtre, à des plasticiens, à des danseurs venus d'Asie, d'Afrique, d'Europe de l'est, d'Amérique latine, nous désirons travailler avec eux...
Et nous croyons que nous pouvons les entendre, les voir : quelques-uns d'entre eux sont à l'affiche. Mais cette diversité est illusoire.
Nous constatons que ces pratiques policières, discriminatoires, illogiques, polluent la mise en oeuvre des projets artistiques et aboutissent à une forme de censure insidieuse car intégrée par les programmateurs, artistes, tutelles...
Et nous sommes alarmés par l'annonce d'une politique d'immigration sélective, uniquement inscrite dans une logique d'exploitation des pauvres par les riches, bien loin de l'aide au développement (y compris culturel) que de nombreux pays réclament à juste titre.

C'est pourquoi nous nous sommes solidairement et délibérément réunis au sein du collectif "Schengen Opéra" pour faire connaître ces faits et appeler toutes les personnes et tous les collectifs qui se sentent concernés à signer notre appel.

Nous appelons toutes les personnes, les partis politiques, les institutions internationales, les représentations professionnelles, les organisations non gouvernementales, les médias, tous concernés, à demander avec nous :
- le respect par l'administration des règles existantes ;
- la clarification et l'harmonisation à l'échelle européenne des règles d'attribution des visas aux artistes non-U.E. ;
- l'arrêt immédiat des "reconduites à la frontière" instantanées pour des artistes non-UE qui sont pourtant porteurs de contrats d'engagement avec un employeur culturel de notre continent ;
- la mise en place d'urgence, avec tous les services des États concernés, de plates-formes de discussion ouvertes, visant à la soumission aux parlements nationaux et européen de réglementations transparentes, négociées, démocratiques.

La liberté de circuler des artistes est une liberté fondamentale


Collectif Schengen Opéra, le 1er mai 2006
 

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Dimanche 24 juin 2007

La Déclaration universelle des droits de l'homme est une déclaration adoptée par l’Organisation des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris au Palais de Chaillot par la résolution 217 A (III). Elle précise les droits humains fondamentaux. John Peters Humphrey, Eleanor Roosevelt et René Cassin en furent les principaux auteurs.

Sans véritable portée juridique, ce texte n'a que la valeur de proclamation de droits. Cependant, à l'origine, 48 États sur les 56 participants devaient adopter cette charte universelle. Et il faut dire qu'aucun État ne s'est prononcé contre et seuls huit se sont abstenus. Parmi eux, l'Afrique du Sud de l’apartheid refuse l'affirmation au droit à l'égalité sans distinction de naissance ou de race, l’Arabie saoudite conteste l’égalité homme-femme. La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et l'URSS (Russie, Ukraine, Biélorussie), s'abstenant, quant à eux, en raison d'un différend concernant la définition du principe fondamental d’universalité tel qu'il est énoncé dans l’article 2 alinéa 1. Enfin, les 2 derniers Etats n'ayant pas pris part au vote sont le Yemen et le Honduras.

Le texte, inspiré par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, est composé de trente articles, énonce les droits fondamentaux de l’individu et leur reconnaissance et leur respect par la loi. Il comprend aussi un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits de l'homme fondamentaux par tous les pays, nations et régimes politiques, et qui se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.

Le texte du préambule et de la déclaration est inamovible, sa version en français est un original officiel, signé et approuvé par les membres fondateurs des Nations unies, et non une traduction approuvée. - Source Wikipédia -

Pour commémorer l'adoption de la déclaration, la journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.

Pour en savoir plus : http://www.un.org/


Ecouter René Cassin qui explique la différence entre la Déclaration Française des Droits de L'Homme et la Déclaration Universelle des Doits de l'Homme. (document INA)

par immigrants publié dans : universel
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Samedi 23 juin 2007
"Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères,
si nous ne voulons pas périr ensemble comme des imbéciles"

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Martin Luther King


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Vendredi 22 juin 2007
Souvenez vous, c’était le 18 mai 2007 :
 
Communiqué de démission des instances officielles de la CNHI de huit historiens et démographes
 
Depuis 2003 nous avons participé au projet de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Cette Cité, qui doit ouvrir ses portes en cette année 2007, a été voulue, comme un nouveau lieu de l’histoire de France, au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l’occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe. Ce lieu entend changer le regard de nos contemporains sur leur société en rappelant comment, depuis deux siècles, les étrangers, venus par vagues successives, ont contribué à développer, transformer et à enrichir la France. Rendre compte de la diversité des histoires et des mémoires individuelles et collectives, en faire l’histoire de tous, avec ses moments glorieux et ses zones d’ombre, aider ainsi au dépassement des préjugés et des stéréotypes, tels sont les enjeux qui nous ont mobilisés autour de ce projet.
L’instauration d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », remet en cause ces objectifs. Les mots sont pour le politique des symboles et des armes. Or il n’est pas dans le rôle d’un Etat démocratique de définir l’identité. Associer «  immigration » et « identité nationale » dans un ministère n’a jamais eu de précédent dans notre République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur être même.
Ce rapprochement s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers l’avenir, autour d’une histoire commune que tous étaient susceptibles de s’approprier, ce ministère menace au contraire d’installer la division et une polarisation dont l’histoire a montré les ravages. Voilà pourquoi nous démissionnons à compter de ce jour de nos fonctions officielles à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Nous tenons cependant à saluer le remarquable travail effectué depuis plus de trois ans par Jacques Toubon et toute son équipe. Nous avons pu y être associés dans un esprit de liberté intellectuelle et d’indépendance. Nous continuerons de soutenir ce projet tant que son esprit perdurera.
 
Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne (Paris1)
Geneviève Dreyfus-Armand, historienne (BDIC)
Nancy L. Green, historienne (EHESS)
Gérard Noiriel, historien (EHESS)
Patrick Simon, démographe (INED)
Vincent Viet, historien (IDHE)
Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne
Patrick Weil, historien (CNRS-Paris1)
 
Toujours aussi opposés à ce Ministère qui met face à face Immigration et Identité Nationale, ils lancent aujourd’hui une pétition contre cette nouvelle institution dont les intensions sont plus qu’inquiétantes et troublantes.

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Pour en savoir plus :
 
 
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