Lundi 9 juillet 2007
Il faut dire que je viens de loin, je n'ai pas le choix, ma famille est là-bas, moi ici, il faut bien que j'ai une vie aussi non ? Mes horaires sont impossibles. Je suis crevé et j'en ai marre de cette vie faite de départs, constamment en transit. J'en ai gros sur la patate là, faut que je me lâche ce soir. Dans ce pays, c'est pas ce qui manque des filles. Putain, j'ai soif, faut que je me tape une bière de plus, bien glacée, ça va me désaltérer. J'ai un peu la tête qui tourne, je crois que ça doit être la chaleur, on n'a pas idée de vivre dans un pays pareil. Chez moi au moins, il fait bon vivre, et puis, chez moi, y'a ma femme, mes gosses, qui vont à l'école. Chez moi c'est civilisé quoi, on n'a pas peur du travail nous au moins. Rien à voir avec ces gens-là. Fainéants, passent leur temps à dormir, mendier pour sniffer du plastic fondu et s'alcooliser, pff, tu parles d'une vie. Et on appelle cet endroit le berceau de l'humanité ? Oué ben, ils doivent encore être restés au niveau du berceau alors. Regarde-les bouffer des carcasses véreuses, ils se complaisent vraiment dans la merde. Pourtant, quand on veut, on peut s'en sortir dans la vie, ce n'est qu'une question de volonté ! Regarde moi... moi, d'ailleurs moi avoir encore un peu soif, cette bière, est pas mauvaise en fin de compte, allez je m'en retape une. Putain, je me ferais bien un p'tit plaisir là... Je sens le désir monter en moi. Il faut dire que ces gens, ils ont un avantage, c'est leurs femmes. Elles sont belles leurs femmes, qu'elles soient noires après tout, c'est pas bien grave, y'a qu'à voir comment elles sont douces. Hmmm ouai, je crois que je vais aller faire un tour, ... ma femme, ... hmmm je suis sûr qu'elle comprendrait. Et puis qui irait lui dire, c'est pas comme si je tombais amoureux, c'est juste un p'tit coup pour la route, rien de mal après tout. Allez je sors...

Putain, ça pue ici, comment ils font pour vivre dans un endroit pareil. Ces nègres ont vraiment tout à apprendre de nous. Je sais pas moi, l'hygiène déjà. ça pue. Faut dire aussi avec tout ce poisson, ils sont pas aidés. Regarde moi ça, les mômes, vont pas à l'école les mômes, z'ont mieux à faire. Regarde-les ces moucherons, se battre autour d'une casserole de bouillie de poisson... "Casse-toi toi, non j'ai pas un rond pour toi, dégage !" C'est clair, si t'as le malheur de donner une pièce à l'un d'entre eux, t'es prisonnier! Ils se jettent sur toi comme autour de cette bouillie de poisson. S'agglutinent comment des mouches sur un tas de merde. Je ne suis pas un tas de merde moi, je suis un homme digne de ce nom. Bon ça me saoule tout ça, faut que je me trouve une fille. C'est trop l'angoisse ici, vivement que je rentre chez moi. Faut que je vide mon sac, j'en ai gros sur la patate ce soir. Tiens, un p'tit bar qu'a l'air pas trop mal, hmmm, j'les connais ces gars là, z'étaient là le mois dernier :"Salut, alors, y'a du monde ce soir ? Y'a moyen de s'amuser ?" "Une bière !"


Allez, v'là qu'elles arrivent, comme des moustiques assoiffées, sauf que les moustiques au moins, c'est pour nourrir leurs petits, elles, c'est pour quoi ? Un moment dans un bar sympa, à siffler des bières, croire qu'elles quittent leur monde pourri, tu parles, faut vraiment être con pour croire ça, parce que moi, quand je décolle, elles savent bien qu'elles restent là. Quelle naïveté. C'est naïf un noir... gentil et naïf, enfin gentil, ça use de sa gentillesse pour te mettre en confiance et te soutirer quelques deniers surtout, c'est fourbe un noir, oui c'est ça, fourbe c'est le mot. "Salut ma belle,  tu veux boire quelque chose ? ça dépend, on peut se voir après ? Sinon, va boire ton verre avec un autre bouffon. Ouais ? Y'a moyen ? OK Assieds-toi. Tiens ramène une copine à toi, juste pour l'ambiance. hmmm. T'as de beaux yeux tu sais, bon tu bois quoi ? Hé toi là-bàs, deux bières et vite! Quoi ? C'est quoi cette chanson, c'est nul. Non, ne chante pas. T'as un beau cul et crois moi, ton talent s'arrête à peu près là, ne te laisse pas pousser des ailes surtout". La soirée commence bien...

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Bon putain, on n'a pas que ça à faire nous. "Allez ramène toi, on va se prendre une petite chambre, doit y avoir c'qu'il faut par ici, non ? J'sais pas c'est ton bouïbouï pas le mien !" Commence à me gonfler celle-là avec ses airs de séductrice à la noix. Elle sait à quoi on joue là, j'ai pas besoin d'être séduit, je veux son corps, elle veut ma thune, c'est tout. Ma femme... Elle doit être couchée encore à cette heure-là. Seule dans notre lit... Bah, elle comprendrait, c'est dur la distance, et puis cette chaleur. "Quoi ? Tiens, donne-lui ce qu'il faut pour qu'il nous foute la paix, on n'est pas au Palace hôtel non plus". C'est sale ici, tout est sale ici, Faut dire que ces gens-là et l'hygiène... "Allez me fais pas perdre mon temps déshabille toi !" Cette peau noire, ce galbe, ces courbes, ces jambes élancées, je vais m'en donner à coeur joie ce soir. Elle s'est mis du parfum, pas mal...

Haa, c'est bon ça, mais son regard avide commence à me saouler. Certes elle m'a fait du bien, mais là, elle commence vraiment à me saouler. ça pue dans cette chambre. Ma femme... Mais qu'est-ce qui m'arrive... Putain elle croit quoi celle-là, que je vais lui filer ma thune ? pour m'avoir poussé à l'adultère ? Regarde sa gueule de négresse, la vache ! A cause d'elle j'ai trompé ma femme ! Elle me repousse, quand je la vois j'ai envie de vomir. Putain j'ai mal au ventre, je suis con ou quoi ? J'en ai gros sur la patate là, vraiment gros sur la patate! Le sang me monte à la tête ! J'ai chaud ! J'en ai marre ! Je transpire ! Les mômes dehors ! Le poisson ! Merde ! Je pète un plomb ! J'vais lui foutre sur la tronche ! C'est sa faute ! "Tiens ! Gueule de perche ! Tiens encore ! Fais moins ta fière là ! hein !" Putain elle saigne du nez ! Deux dents ont sauté ! Ca suffit pas ! "Tiens salope ! Négresse du Nil ! Tanzanie Tanzanie, my ass ! Faut que je l'explose ! Sale pute ! Elle veut ma thune en plus ! "TIENS!" Faut que j'la bute, une négresse de plus ou de moins, qui s'en apercevra. "Ta gueule ! Arrête de crier !" Là ! Faut que j'la fasse taire ! J'aurais du prendre un flingue dans le caisse de l'avion ce matin ! J'en aurais déjà fini avec elle. Personne ne la pleurera, une pute de plus ou de moins, elle ne manquera pas! Ils connaissent quoi à la famille ces gens là ? Les gosses dehors ! Les pères alcooliques, quelle bande de dégénérés ! Là un couteau, un couteau sur la table, faut pas que la loupe ! Là, en plein coeur "TIEEEENS" !

Faut que je me barre, ils seraient capable de me prendre la tête. ‘Veux pas avoir à leur filer ma thune pour une pute. Une pute de plus ou de moins... Vivement que je rentre... Ma femme,... Demain, demain on charge, et on repart. Putain, ... quel cauchemar.

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Repose en paix, Lisa.


Photos © Ad Vitam - Le Cauchemar de Darwin, un film de Hubert Sauper
par Arnaud publié dans : libre expression
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Vendredi 6 juillet 2007
L’année scolaire s’achève.
Ces derniers jours, j’ai vu des familles effondrées. Un logement, un emploi, les enfants à l’école depuis deux, trois, quatre années…
Et puis cette sentence : "Votre titre de séjour n’est pas renouvelé."
Je sais que je ne reverrais plus certains de ces parents. Je sais que je ne me régalerai plus des sourires de leurs enfants. Je sais qu’à la rentrée, j’aurais le cœur gros en pensant à eux.
 
J’ai du mal à accepter cet état de fait. J’entends dire ça et là que les enfants sont souvent instrumentalisés afin d’obtenir des papiers pour toute la famille. Mais ma propre histoire familiale ne peut que me rappeler que changer de pays pour une vie meilleure est d'abord un acte de courage. Que si ces parents sont venus jusqu’ici c’est pour offrir à leurs enfants autre chose que ce à quoi ils étaient destinés. Même si on ne peut pas accueillir toute la misère du Monde, la France est et restera à mes yeux une terre d’accueil. Je ne peux pas croire qu’elle se transforme soudain en un état paranoïaque et xénophobe.
 
Résister… résister… Il faut résister





 
par Mimi publié dans : libre expression
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Jeudi 5 juillet 2007
C'est en errant d'un lien à l'autre, que j'ai découvert la revue VACARME. Après avoir parcourru leur site, je suis allée chez mon libraire préféré pour lui commander le dernier numéro que j'ai parcouru avidement.
On ne peut évidemment pas comparer, mais les motivations de l'équipe de rédaction de cette revue ressemblent assez à celles des participants de ce blog :



Vacarme, qu’est-ce que c’est ?
 

entre art et politique, savants et militants, journaux et revues

Vacarme est une revue trimestrielle publiée sur papier et archivée en ligne, qui mène depuis 1997 une réflexion à la croisée de l’engagement politique, de l’expérimentation artistique et de la recherche scientifique.
à l’origine, une volonté de décloisonner les savoirs
Vacarme est née de la rencontre d’individus engagés dans différents mouvements sociaux — notamment la lutte contre le sida et la défense des sans-papiers — et de leur désir de confronter ce qu’ils apprenaient du monde depuis leur expérience politique au savoir qu’ils forgeaient dans leurs travaux respectifs de chercheurs, d’enseignants, d’écrivains, de thérapeutes ou d’artistes. Ils ont voulu que Vacarme soit un lieu d’échanges entre réseaux militants, intellectuels et artistiques, un espace qui échappe aux séparations traditionnelles entre la pratique et le savoir, la politique et l’art, l’urgence d’agir et la nécessité de penser.

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Pour visiter leur site et parcourir quelques uns de leurs articles :
http://www.vacarme.eu.org/

Vous pouvez aussi vous abonner, acheter la revue ou la commander en ligne ou en librairie  :
liste des points de ventes

par Mimi publié dans : lu, vu, écouté
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Mercredi 4 juillet 2007
…de l’humaniste humoriste Pierre Desproges tant aimé. 


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Je vous livre ici un passage de sa lettre Z, comme Zamenhof (Lejzer Ludwik), médecin et linguiste polonais (1859-1917) :


“On lui doit l’invention de l’espéranto. Tour le monde s’en fout et c’est dommage. Quand on sait qu’à la base de tous les conflits, de toutes les haines, de toutes les guerres, de tous les racismes, il y a la peur de l’Autre, c’est à dire de celui qui ne s’habille pas comme moi, qui ne chante pas comme moi, qui ne prie pas comme moi ; quand on sait ces choses, dis-je, on est en droit de se demander si, par-dessus les têtes couronnées des potentats abscons qui nous poussent au massacre tous les quatre printemps, l’usage d’une langue universelle ne saurait pas nous aider à résoudre nos litiges et à tolérer nos différences avant l’heure imbécile du fusil qu’on décroche et du clairon qui pouète…….”


Ce texte date de 1985. Il pourrait avoir été écrit en 1913, en 1939, ou en 2007 dans notre France dégénérée et fière de son “Identité Nationale” à deux balles.
Merci cher Pierre. Je ne t’oublierai jamais.
 

Texte envoyé par Thaïs

par immigrants publié dans : libre expression
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Mardi 3 juillet 2007
Je suis là, mais pas d'ici, un peu de là-bas, mais je n'y vis pas. Quand je suis là-bas, je suis plutôt d'ici, pas de là-bas, alors pourquoi y vivre ? Parce qu'une partie de moi est irriguée par là. Ce qui fait que je suis moi. Les fondations de ma personnalité ont été cimentées avec une matière éphémère, trop fragile pour résister au choc du temps et des hommes. Je ne suis ce que je suis que parce que j'ai un bloc note, un pense-bête qui me rappelle que d'où que je me pense être, je dois pas oublier que je ne suis de là que parce que ma volonté et mon âme le réclament, le décrètent mais je ne dois pas attendre de l'autre qu'il valide, qu'il entérine cette origine, car où que je me pose, l'autre ne me voit pas comme un des siens, mais comme un des autres. Je suis seul. Seul dans cette dualité, cette dichotomie. Le cul entre deux chaises, l'âme vagabonde, mes pensées abondent et me guident, me conduisent,... mais quelle est donc cette quête qui n'a pas de but ? Pas de finalité ? Pourtant ce que je cherche est réel. Il doit exister quelque part. Ce lien, ce lien qui me lierait à lui, le liant à elle et donnerait du sens aux aléas de mon existence dont mes pas s'évertuent à trouver l'essence. 


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Le métissage est une richesse, un pouvoir, un plus, encore faudrait-il le "conscientiser", ce métissage. Mon métissage, que j'aime à appeler "mes tissages", un ensemble de souvenirs, de rencontres, de choses apprises, de choses ressenties...
Ce métissage est parfois lourd à porter, ne sachant pas d'où on vient, pouvons-nous marcher sans hésiter ? Selon l'humeur, selon le jour je peux me sentir chargé de non pas une mais de plusieurs histoires, de plusieurs cultures et je me sens bien. Selon d'autres humeurs, selon d'autres jours, je peux me sentir vide, sans racines, incapable de me fixer. Incapable de dire où je souhaiterais que mes enfants grandissent, où je souhaiterais être enterré. Le métis est-il condamné à être nomade ? Bouger, c'est bien, mais où est le droit de celui qui préfèrerait être sédentaire ? Faut-il pour cela sacrifier une partie de moi ? Dans ce cas-là, serai-je encore moi?
Le métissage est un questionnement qui met en doute toute idée d'appartenance à une terre, si ce n'est cette planète, refuse de porter le flambeau d'une nation, car nous appartenons à toutes.
Le métissage en nous interdisant d'appartenir à la race "des imbéciles heureux qui sont nés quelque part", nous permet de transcender les barrières humaines, de briser les chaînes, et de sentir la douceur de la liberté effleurer les joues tendres de nos enfants.


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par Arnaud publié dans : de génération en génération
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Lundi 2 juillet 2007
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. 

All human beings are born free and equal in dignity and rights. They are endowed with reason and conscience and should act towards one another in a spirit of brotherhood.
 
Todos los seres humanos nacen libres e iguales en dignidad y derechos y, dotados como están de razón y conciencia, deben comportarse fraternalmente los unos con los otros. 

يولد جميع الناس أحرارًا متساوين في الكرامة والحقوق. وقد وهبوا عقلاً وضميرًا وعليهم
 أن يعامل بعضهم بعضًا بروح الإخاء.
 
 
'Ολοι οι άνθρωποι γεννιούνται ελεύθεροι και ίσοι στην αξιοπρέπεια και τα δικαιώματα. Είναι προικισμένοι με λογική και συνείδηση, και οφείλουν να συμπεριφέρονται μεταξύ τους με πνεύμα αδελφοσύνης.
 
 
Hadamaden bɛɛ danmakɛɲɛnen bɛ bange, danbe ni josira la. Hakili ni taasi b’u bɛɛ la, wa u ka kan ka badenɲasira de waleya u ni ɲɔgɔn cɛ.
 
 
人 人 生 而 自 由, 在 尊 严 和 权 利 上 一 律 平 等。 他 们 赋 有 理 性 和 良 心, 并 应 以 兄 弟 关 系 的 精 神 相 对 待。
 
 
Все люди рождаются свободными и равными в своем достоинстве и правах. Они наделены разумом и совестью и должны поступать в отношении друг друга в духе братства.
 
 
すべての人間は、生まれながらにして自由であり、かつ、尊厳と権利と について平等である。人間は、理性と良心とを授けられており、互いに同 胞の精神をもって行動しなければならない。
 
Ĉiuj homoj estas denaske liberaj kaj egalaj laŭ digno kaj rajtoj. Ili posedas racion kaj konsciencon, kaj devus konduti unu al alia en spirito de frateco.

par immigrants publié dans : universel
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Dimanche 1 juillet 2007
RACE : Ce mot qui s'applique parfaitement au monde animal est pourtant utilisé de façon courante pour classifier les Hommes selon la couleur de leur peau. (Par extension, il est utilisé de façon plus ou moins poétique dans certaines insultes). Or il n'existe pas de race chez les êtres humains, il n'existe qu'une seule espèce : l'Homo Sapiens.


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Voilà quelques explications trouvées sur le site : Hominidés
Définition de la race et de l'espèce
Dans la classification générale du vivant on parle d’espèce pour regrouper toutes les populations interfécondes et dont la descendance peut elle-même se reproduire.
La notion de race se base elle sur la notion de « gènes communs et exclusifs à un groupe d’individus ».
Francois Lebas (Directeur de recherche honoraire de l'INRA) propose la définition suivante : "... au sein d'une espèce, une race est généralement considérée comme une collection d'individus ayant en commun un certain nombre de caractères morphologiques et physiologiques qu'ils perpétuent lorsqu'ils se reproduisent entre eux..."
Des races humaines ?
Aucune population humaine ne possède exclusivement des gènes propres. Les Homo sapiens forment une seule et même espèce.
Les différences anatomiques que l’on perçoit, par exemple entre un individu asiatique et un européen, ne sont que l’expression plus ou moins forte de gènes communs.
Cette mixité génétique dans l’espèce humaine est tellement importante que si vous avez besoin d’un don d’organe (un rein par exemple) vous avez autant de chance de trouver un donneur compatible dans votre voisinage qu'à Dakar (Sénégal).
Les populations humaines forment un seul et même groupe taxinomique, une seule espèce.

pour lire la suite des explications

par Mimi publié dans : libre expression
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Samedi 30 juin 2007
eldorado.jpgNe vous y trompez pas. Cette couverture aux couleurs vacances cache un livre rempli de larmes et de souffrance.
Mais d’espoir aussi.
 
« L’herbe sera grasse et les arbres chargés de fruits. De l’or coule au fond des ruisseaux, et des carrières de diamants à ciel ouvert réverbèreront les rayons de soleil. Les forêts frémiront de gibier et les lacs seront poissonneux. Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’Eldorado... »
 
Eldorado, c’est l’histoire de Boubakar et Souleiman. Dans leurs yeux brillent l’espérance d’un ailleurs et d’un meilleur. Ils ont quitté la misère pour forcément quelque chose de mieux. Même si cela doit prendre des années. Même si à chaque pas, on perd un peu de ce que l’on a été.
C’est l’histoire aussi de celui qui surveille les portes de l’Europe, Salvatore, commandant de frégate chargé de récupérer les migrants perdus en mer, et pour qui ce flot de regards désespérés devient un jour insupportable.
 
« … Cela a commencé lorsque cette femme m’a abordé dans les ruelles du marché de Catane, pensa-t-il. C’est cela, au fond, qu’elle est venu me dire : qu’il était temps de me mettre en route… »
 
Histoires d’hommes qui veulent échapper à une réalité qui les écrase. Les raisons sont différentes. Les blessures, elles, pour tous seront profondes.
 Ils se croiseront à Ghardaïa, chacun fuyant ce que l’autre voudrait atteindre puis s’en iront rejoindre leur destin.
 
« … Nous y sommes presque. Il ne reste plus qu’un grille à monter… Je voudrais sourire car je me sens une force de titan. J’ai sauté sur l’Europe. J’ai enjambé des mers et des montagnes… »
 
Les mots de Laurent Gaudé sont à la fois terribles et paisibles. Pas de complaisance, pas d’apitoiement. Pas de leçon de morale non plus. Justes des images fortes pour montrer ce que peut être la détermination, le désir de survivre, de prendre sa vie en main, envers et contre tout, sans jamais perdre sa dignité.
 
« La volonté rend beau et devant la beauté,
l’homme, heureusement, a encore le réflexe,
parfois, de se mettre à genoux. »
 
 
 
par Mimi publié dans : lu, vu, écouté
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Vendredi 29 juin 2007
Monsieur B., né en 1932, est de nationalité algérienne. Il est engagé dans l’armée française  de 1951 à 1955 (métropole, Indochine, maintien de l’ordre en Algérie) et est titulaire d’une carte et d’une pension d’ancien combattant.

En Octobre 2006 il vient chez sa fille à Pamiers (09), puis il est hospitalisé. Il souhaite rester ici. Plusieurs démarches auprès de la Préfecture où il devrait obtenir une carte de séjour « retraité » (article L 317-1), on lui répond qu’il n’a pas séjourné en France...  Pourtant dans les années 50, l’Algérie était un département français…

L’article L 314-11 et son alinéa 4 dit : « une carte de résident est délivrée de plein droit… à l’étranger ayant servi dans une unité combattante de l’armée française ». On lui répond que c’était sans compter sur les « accords bilatéraux franco-algériens » qui enlèvent ce droit aux seuls algériens… A voir puisque ce qui n’est pas écrit dans la loi CESEDA.

C’est tout vu, puisqu’en date du 4 juin 2007, le Secrétaire Général de la Préfecture notifie une Obligation à Quitter le Territoire Français précisant qu’il n’exclut pas « l’existence de manœuvres frauduleuses pour se maintenir en France ». Lui fera-t-on l’honneur de l’envoyer en centre de rétention lui aussi ?
Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps…    (le déserteur)   

Quand on vous dit qu’on n’est pas fier de l’identité nationale !



texte envoyé par Jean Luc

par immigrants publié dans : actions, réactions
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Vendredi 29 juin 2007

(Ordonnance nº 2005-759 du 4 juillet 2005 art. 19 V Journal Officiel du 6 juillet 2005 en vigueur le 1er juillet 2006)

Sauf si la présence de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public, la carte de résident est délivrée de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour :
1° À l'étranger marié depuis au moins deux ans avec un ressortissant de nationalité française, à condition que la communauté de vie entre les époux n'ait pas cessé, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil  ;
2° À l'enfant étranger d'un ressortissant de nationalité française si cet enfant est âgé de dix-huit à vingt et un ans ou dans les conditions prévues à l’article L. 311-3 ou s'il est à la charge de ses parents ainsi qu'aux ascendants d'un tel ressortissant et de son conjoint qui sont à sa charge, sous réserve qu’ils produisent un visa pour un séjour d’une durée supérieure à trois mois ;
3° À l'étranger titulaire d'une rente d'accident de travail ou de maladie professionnelle versée par un organisme français et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20% ainsi qu'aux ayants droit d'un étranger, bénéficiaires d'une rente de décès pour accident de travail ou maladie professionnelle versée par un organisme français ;
4° À l'étranger ayant servi dans une unité combattante de l'armée française ;
5° À l'étranger ayant effectivement combattu dans les rangs des forces françaises de l'intérieur, titulaire du certificat de démobilisation délivré par la commission d'incorporation de ces formations dans l'armée régulière ou qui, quelle que soit la durée de son service dans ces mêmes formations, a été blessé en combattant l'ennemi ;
6° À l'étranger qui a servi en France dans une unité combattante d'une armée alliée ou qui, résidant antérieurement sur le territoire de la République, a également combattu dans les rangs d'une armée alliée ;
7° À l'étranger ayant servi dans la Légion étrangère, comptant au moins trois ans de services dans l'armée française, titulaire du certificat de bonne conduite ;
8° À l'étranger qui a obtenu le statut de réfugié en application du livre VII du présent code ainsi qu'à son conjoint et à ses enfants dans l’année qui suit leur dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L. 311-3 lorsque le mariage est antérieur à la date de cette obtention ou, à défaut, lorsqu'il a été célébré depuis au moins un an, sous réserve d'une communauté de vie effective entre les époux ainsi qu’à ses ascendants directs au premier degré si l’étranger qui a obtenu le statut de réfugié est un mineur non accompagné ;
9° À l'apatride justifiant de trois années de résidence régulière en France ainsi qu'à son conjoint et à ses enfantsdans l’année qui suit leur dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L. 311-3 ;
10° L'enfant visé aux 2°, 8° et 9° du présent article s'entend de l'enfant ayant une filiation légalement établie, y compris l'enfant adopté, en vertu d'une décision d'adoption, sous réserve de la vérification par le ministère public de la régularité de cette décision lorsqu'elle a été prononcée à l'étranger.
 

Extrait du texte de loi trouvé sur : http://www.gisti.org/
L'intégralité de la loi CESEDA sur Légifrance 


NB : L'alinéa 1 a été supprimé par la Loi Sarkozy du 25 juillet 2006
 
par immigrants publié dans : nul n'est censé ignorer la loi
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