Vendredi 27 juillet 2007
Le canard Enchaîné du 25 juillet 2007 : [ Le pèlerin a un visage. Le clandestin n’en a pas. On voit le pèlerin à la télé. Son drame occupe tout un jité de TF1.Mais on ne voit pas le clandestin : son drame fait tout juste une brève dans « Libération » (20/07).Le pèlerin a de la famille qui pleure, un autocar qui était en infraction, des amis sous le choc. Il fait les gros titres partout : 26 morts d’un coup, c’est bien sûr une tragédie épouvantable. Son pays décrète un deuil national de trois jours, et on serait presque prêt à en faire autant.
Le clandestin a sans doute une famille qui pleure et des amis effondrés, mais on n’en saura rien. Son embarcation qui a fait naufrage au large des Canaries était évidemment en infraction. Cinquante disparus d’un coup c’est bien sûr une tragédie épouvantable…
Mais c’est une tragédie banale. Ca arrive une fois par mois, peut-être plus, peut être moins, on n’en sait rien. L’accident de car est rare et spectaculaire, le ravin attire les badauds, les caméras ont de quoi se mettre sous la dent. Le naufrage est nul question image, comment voulez-vous émouvoir les foules avec ça ? Le pèlerin est venu prié son dieu chez nous, il chantait pieusement des cantiques quand l’horrible accident est survenu, ce contraste qui confine à l’absurde métaphysique a de quoi frapper l’imagination. Le clandestin est venu se chercher un avenir chez nous, il voulait échapper à la misère et obtenir une vie meilleure et c’est la mort qu’il a trouvé : ce contraste a aussi de quoi frapper l’imagination, mais il faut faire un petit effort.
Parce qu’au fond le pèlerin vient en ami, en touriste, tandis que le clandestin vient pour nous piquer notre boulot (et on n’en a pas assez).
Le pèlerin arrache des larmes de compassion. Le clandestin fait soupirer d’un air accablé. Et il n’est pas bon pour l’Audimat. J-L P. ]



Libération du 20 juillet 2007, dans la rubrique en bref : [ Les garde-côtes espagnols recherchaient hier soir une cinquantaine de migrants africains, disparus en mer après le naufrage de leur embarcation au large des iles Canaries. 48 survivants ont été repêchés. Une vaste opération de secours, comprenant plusieurs navires et hélicoptères, a été lancée. ]

 


par Mimi publié dans : revue de presse
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Mercredi 25 juillet 2007
Rappelez-vous...

N.....s S..k..y, alors président de l'UMP, avait affirmé que
"Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter"

Aimez-la1.jpg
Parfois, je m'interroge vraiment sur les capacités d'analyse de certains de nos politiques. Qu'est-ce que ça veut dire, de prononcer des phrases pareilles ? Voici mon point de vue sur ce discours:

Ce qui échappe à cet ex (a)mi(si)nistre c'est que se fâcher avec quelqu'un ne veut pas forcément dire qu'on ne l'aime pas ! Pour moi, ça montre au contraire qu'on accorde une certaine importance à cette personne et que l'idée de la laisser s'enfermer dans des mauvais comportements nous est désagréable. On peut alors avoir recours à des mots durs, ou, à l'extrême, aux mains, pour secouer cette personne, la faire réagir et lui montrer qu'on veut qu'elle change, pour son bien. Je vous épargnerai l'exemple du junkie. Quand on gronde un enfant, ou qu'on lui donne une fessée, c'est pour l'éduquer, le corriger, lui apprendre à mieux se comporter pour qu'il devienne quelqu'un de bien. Pourquoi nous donnerions-nous cette peine? Parce que nous l'aimons !
Croyez-vous que le peuple qui a pris la bastille en 1789 n'aimait pas la France ? Je ne le pense pas.
Croyez-vous que les étudiants en mai 1968 n'aimaient pas la France ? Je ne le pense pas.
Croyez-vous que les immigrés n'aiment pas la France ? Je ne le pense pas.

Tout d'abord parce que je vous rappelle que bien avant de devenir un "bon plan", l'immigration est un déracinement, un exil.
Quitteriez-vous votre famille, votre terre, vos amis, ce que vous avez de plus cher, pour une terre ou un pays que vous n'aimez a priori pas ? Je ne le pense pas.

Oui "mais", me direz-vous, "la différence c'est qu'en 1789, en 1968, ils étaient français ceux qui ont fait la révolution, et qui ont contribué à améliorer les conditions de vie du peuple français" et je vous répondrai: certes, ce qui nous prouve bien ici que la question de l'immigration n'est pas le vrai problème. Le vrai problème, c'est: qui est oppressé ? Qui a besoin de se libérer ?

En 1789, c'est le peuple qui souffrait de cette société régalienne, qui accordait de l'importance aux individus au regard de leur naissance, qui a pété les plombs et qui a décidé de tout renverser.
En 1968, c'est la jeunesse, qui n'en pouvait plus de l'autorité toute puissante des institutions, qui réclamait plus de droit et de loisirs qui a pété les plombs et qui a décidé de tout renverser. Aujourd'hui, ces mêmes individus sont assis dans un confort de gauche, avec des acquis sociaux et une certaine qualité de vie et ne comprennent pas ce qui se passe dans les cités.
En 2005, (et ça fait quelques années qu'il y a des signes comme celui-là), ce sont les jeunes des quartiers, dont une bonne partie issue de l'immigration, mais pas exclusivement, qui en ont assez des logements miteux, de la discrimination à l'embauche, à l'entrée des boîtes de nuits qui ont pété les plombs et qui sont sur le point de tout renverser.

N'allons pas trop vite en besogne en leur demandant de quitter la France. Ils aiment la France, ne connaissent qu'elle, mais veulent que ça change et quand les droits de jeunes français, issus de l'immigration ou non, sont régulièrement mis à mal, il est de leur devoir de se bouger pour défendre ce qui est leur : "L'appartenance à la France", au même titre que n'importe quel individu et la possibilité de jouir de leur droit sans distinction de couleur, de nom de famille ou de religion.


Maintenant si cela lui pèse autant, au point de déclarer aussi ce jour-là :
"On en a plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment de s'excuser d'être français.
On ne peut pas changer ses lois, ses coutumes parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité".


Laissez-moi vous dire ceci :

- Si être français c'est agripper son sac à main lorsqu'on croise une personne de couleur,
- Si être français c'est refuser son logement à quelqu'un qui voudrait le louer parce qu'il n'est pas blanc,
- Si être français c'est se dire de temps en temps à la vue de certaines scènes :"on n'est plus chez nous",
- Si être français c'est considérer le fait de vivre avec des gens d'origine étrangère comme un fardeau,
- Si être français c'est penser que les noirs sont polygames et que les arabes font bien le couscous,
- Si être français c'est penser que les étrangers sont indissociables du bruit et de l'odeur,
- Si...
Bref, j'en ai des dizaines d'autres, mais j'ai la flemme.
(ce doit être dû à la partie de mon sang qui vient d'Afrique noire)
Alors si être français c'est ça,
hé bien OUI, Monsieur,
Il faut s'excuser d'être français !

Sa définition du mot "Français" m'inquiète vraiment et je vous le dis :
Méfiance les amis, cet homme est dangereux.


gremlins.jpg
par Arnaud publié dans : Ils n'ont même pas honte !
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Dimanche 22 juillet 2007
Nouvel Obs du 22 juillet 2007 : [Soixante-cinq ans après la rafle du Vélodrome d'Hiver, le Premier ministre français a exhorté la jeunesse française à "entretenir le culte de la vérité". "Oublier, c'est commencer à mourir", a souligné dimanche François Fillon lors de cette commémoration parisienne à laquelle assistaient des centaines de personnes, dont des rescapés de la déportation et leurs descendants.
Les 16 et 17 juillet 1942, 8.160 Juifs, des enfants pour plus de la moitié, ont été arrêtés et parqués dans le stade, qui a depuis été détruit. "L'Etat français venait de se rendre complice des nazis les plus fanatiques et les plus déterminés", a rappelé François Fillon...] - lire la suite de l'article


Je sais, on ne peut pas comparer, mais je ne peux m'empêcher de faire une relation entre cette France là, d'il y a 65 ans, et celle du Ministère de l'Immigration.


Aurait-on commencé à mourir ?


veldhiv.jpg17 juillet 1942, la rafle du Vel d'Hiv.
Les cars de la "section spéciale" garés le long du Vélodrome d'Hiver.
 
Photo : anonyme
 
Bibliothèque historique de la ville de Paris/Keystone


Pour en savoir plus sur la rafle du Vel d'Hiv : http://www.forumdesimages.net/

 

par Mimi publié dans : revue de presse
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Vendredi 20 juillet 2007

[… les Japonais-Américains se considèrent comme relativement bien intégrés à la population américaine. Pourtant, ils furent victimes par le passé d’une discrimination unique dans l’histoire des États-Unis. Après l’attaque de Pearl Harbor (7 décembre 1941), tous les immigrants d’origine japonaise, citoyens américains ou non, reçurent l’ordre d’évacuer leur lieu de résidence en vertu du décret du 18 février 1942 (Executive Order 9066), dès le 1er avril de la même année. Ils furent internés dans des camps provisoires d’abord, permanents ensuite, pour une durée d’un à trois ans. À l’époque, environ 127 000 personnes d’origine japonaise vivaient aux États-Unis, dont 112 000 sur la côte Ouest (Arrington, 1997 : 11). Les documents historiques font mention de 110 000 prisonniers répartis dans dix camps. Cette période infamante est rendue paradoxalement glorieuse par la participation à la guerre de plus de 33 000 « Nisei », les immigrés de deuxième génération (njahs, 1991 : 13).

Cet ensemble de contradictions fait de la guerre un moment à la fois tragique et glorieux de l’histoire des Japonais-Américains, un moment de discrimination et d’intégration...] Source : Mémoire des camps américains. L’exemple japonais par Élise Prébin paru dans Les Ateliers du LESC


tule-lake.jpgcamp de ségrégation de Tule Lake

 


Dans sa thèse, Elise Prébin explique comment, ce que fut pour les nord-américains un acte xénophobe et économique, a été ressenti par beaucoup de japonais-américains de seconde génération comme une assimilation dans la société américaine.

Il n’en fut malheureusement pas ainsi pour tous les Nisei. Jimmy Tsutomu Mirikitani a lui aussi été interné dans un de ces camps en 1942. Il a vécu ça comme une grande douleur qui l’a mené à vivre dans la rue pendant de nombreuses années... Jusqu’à ce que l’histoire se répète, un 11 septembre 2001. Ce jour là, les Etats-Unis subissent une attaque sur leur territoire, avec comme seul précédent l'attaque de Pearl Harbor, et mettent en place toute une série de mesures visant à traquer l’ennemi de la nation. Jimmy est recueilli par une jeune femme travaillant dans le cinéma : Linda Hattendorf. Il commence à lui raconter sa vie, le camp de Tule Lake où il a été enfermé, son horreur de la guerre et son ressentiment contre cette nation qui l’a vu naître et qui soudain l’a rejeté alors que pour lui, rien ne comptait plus que l'art et la paix.

 
De cette rencontre est né un documentaire bouleversant : Les chats de Mirikitani.
 


Pour en savoir plus (sites en anglais) :
http://www.tulelake.org/
http://www.nps.gov/history/history/online_books/anthropology74/ce1.htm

 

par Mimi publié dans : ailleurs
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Jeudi 19 juillet 2007
Voici une version de la célèbre fable de La Fontaine édulcorée à l'huile de palme. Pour ceux qui connaissent l'accent du pays ivoirien, je suis sûr que vous rigolerez encore plus et les autres... ben c'est déjà bien drôle comme ça !
Bonne lecture !

corbo-et-rina-1.jpg
corbo-et-rina-2.jpg

corbo-et-rina-3.jpg

corbo-et-rina-4.jpg
(cliquer sur les images pour les agrandir)

par Arnaud publié dans : ailleurs
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Mardi 17 juillet 2007
20H30, j’essaie de lire mais c’est impossible.

Ce soir, j’étais tellement crevé que je n’avais même pas mis de musique comme à mon habitude. En rentrant du boulot, je me suis glissée dans mon lit, mon bouquin et une tasse de thé à la main pensant sombrer doucement vers un sommeil réparateur. Je voulais être au calme, je voulais du silence : loupé !

Au dessous de chez moi, un appartement s’est libéré depuis peu et l’OPAC a entrepris de le rénover. Les travaux durent depuis 15 jours. Aujourd’hui, ils se prolongent au-delà de l’horaire normal. Bruit de tuyauterie qu’on racle, ponçage incessant, coups de marteau intermittents. C’est insupportable.

Je me lève, me rhabille à la hâte et descends à l’étage en dessous avec la ferme intention de faire stopper le vacarme.

La porte s’ouvre sur deux hommes empoussiérés de blanc. Par dessus le linge qui leur protège la bouche et le nez, je devine des origines lointaines. Leurs yeux noirs brillent de fatigue. Et je suis là entre colère et consternation. Je m’entends leur aboyer un « jusqu’à quelle heure vous comptez faire du bruit comme ça ? » alors qu’en même temps je me rends compte que ce n’est pas de leur faute. Que la situation est loin de ce que je pouvais envisager. L’homme qui m’a ouvert se découvre le visage et commence à me parler avec un accent incertain. D’un air triste, il m’explique qu’ils doivent finir ce travail. « Urgent, urgent ! 10 heures fini, promis ». Voyant mon désespoir, il me dit : « Vous et moi, parler la gardienne ». Je sais bien qu’à cette heure-ci la gardienne qui habite l’immeuble mitoyen n’ouvrira pas la porte. Elle débranche l’interphone à 19H30. Notre appel reste sans réponse.

Sur le chemin qui nous ramène vers mon immeuble, l’homme me regarde inquiet : « Vous pas appeler police. Nous travailler. Enfants, famille attendre nous » Une boule se coince au fond de ma gorge. Je le rassure : « Je sais bien que vous n’y êtes pour rien. » Je secoue la tête et tente un sourire mais le cœur n’y est pas. Je lui souhaite bon courage et remonte chez moi, abattue.

Putain de société de merde. L’esclavage que je pensais si éloigné géographiquement dans mon enfance est là aujourd’hui, juste devant ma porte… Il  est même devenu banal et public. Elle est où l’évolution que devait offrir la modernité ?

 

 

 

 

[... Au sens large, l'esclavage est le système socio-économique reposant sur le maintien et l'exploitation de personnes dans cette condition. En France, il est considéré comme un crime contre l'humanité...] - Wikipedia

par Mimi publié dans : libre expression
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Lundi 16 juillet 2007
Ou comment on en est arrivé à un ministère de l’immigration en France sans que (presque) personne ne trouve à y redire…

Je me souviens, c’était en novembre 2005. Il avait parlé de kärshériser les banlieues. Et parce qu'on l'accusait d'avoir mis le feu aux poudres, un de ses sergents tentait d’expliquer qu'il ne comprenait pas pourquoi on lui en voulait alors qu'il était le seul homme politique à défendre la discrimination positive...

Je n'ai jamais compris comment une discrimination pouvait être positive...

Avec lui le terme "issu de l’immigration" est devenu à la mode. Préfet issu de l’immigration, journaliste issu de l’immigration, malfrat issu de l’immigration… Sous entendu immigration africaine… Lui, il ne se nommait pas ministre issu de l’immigration.  

Aujourd’hui, on le félicite de mettre en avant des ministres issus de l’immigration. Et les intellos font remarquer qu’on a encore du chemin à faire parce qu'il n’y a pas de députés issus de l’immigration à l’assemblée… Sous entendu immigration africaine… Pourtant Estrosi, Karoutchi, Kosciusko, Novelli, Iborra, Devedjian, Benisti, Heinrich, Bartolone, Kossowski, Moscovici, Bianco, Dell'Agnola, Juanico, Emmanuelli, Filippetti, Gandolfi, Lazaro, Leonetti, Mesquida, Morano, Poniatowski, Renucci, Victoria ne sont pas des noms a consonance française… Et Sarkozy non plus, d’ailleurs.

Il y a donc deux immigrations en France : celle qu'on ne remarque pas et celle qu'on voit, celle qu'on assimile et celle qu'on montre du doigt, celle qui peut rester et celle qui doit être karshérisée... Celle a qui on tend la main et celle pour qui on crée un Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Codéveloppement...

J’ai toujours pensé que si on naissait en France on était Français. Même si mon père a du attendre d'être majeur avant d'avoir cette nationalité alors qu'il n'avait jamais mis le pied sur le sol natal espagnol de ses parents. Après deux générations, devrais-je me présenter comme issue de l'immigration ? En y réfléchissant, pourquoi pas... par provocation.




On n'choisit pas ses parents, on n'choisit pas sa famille

On n'choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher
Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C'est toujours un hasard...

Etre né quelque part
C'est partir quand on veut,
Revenir quand on part...

Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
A l'endroit
Où ils naissent
Que les gens naissent
Pareils ou pas

On n'choisit pas ses parents, on n'choisit pas sa famille
On n'choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher

Je suis né quelque part
Laissez moi ce repère
Ou je perds la mémoire...

(Né quelque part - Maxime Le Forestier)

par Mimi publié dans : libre expression
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Samedi 14 juillet 2007


bienvenue-en-france.jpg


Bienvenue en France est une association qui a pour but de rendre compte des conditions de traitements des étrangers en France et en zone internationale, dans l'intention de faire avancer le débat public et d'améliorer ces conditions. Elle est née après la sortie du livre de Anne de Loisy : « Bienvenue en France ! Six mois d’enquête clandestine dans la zone d’attente de Roissy ».

 
Depuis 2005, cette association organise une exposition itinérante avec le concours de 6 photographes qui ont été admis exceptionnellement dans la zone d’attente de l’aéroport.



Pour découvrir le site et la suite de l'exposition, cliquez sur l'image.



par Mimi publié dans : actions, réactions
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Jeudi 12 juillet 2007
Rue 89 – 11 juillet 2007 : […Guy Ferrer, membre de ce syndicat, explique à Rue89 les raisons de cette protestation.
"Nous sommes opposés aux reconduites sur la compagnie en raison de plusieurs incidents qui se sont produits. Nos avions ne sont pas le bon moyen de 'déporter' des gens. D’autres compagnies ont réussi à faire arrêter les expulsions sur leurs vols réguliers: Air Canada, par exemple, a cessé toute reconduite à la frontière.
Il ne s’agit pas d’une position de principe, mais d’un réel problème dans les avions. Nous ne sommes pas des fourgons disciplinaires. Evidemment, je ne demande pas le retour des charters, mais nous n’avons pas vocation à faire la police dans les avions. Les passagers supportent mal que des gens soient menottés et maltraités à bord. Lorsqu’il y a des procès de passagers poursuivis pour s’être interposés, nous témoignons en leur faveur."…] – Lire l’article
 

Le Monde
– 11 juillet 2007 : [… Les douze élus (5 CFDT, 3 CGT, 2 FO et 2 CGC) ont fait connaître leur position alors que les actionnaires de la compagnie doivent tenir leur assemblée générale annuelle à Paris.
C'est la première fois que les principaux syndicats d'Air France prennent ainsi position. Même s'ils se font peu d'illusions sur l'aboutissement de leur demande, ils espèrent une "prise de conscience des actionnaires"
"Ce n'est pas tout de faire des bénéfices. Ces expulsions ternissent l'image de la compagnie et ont des incidences commerciales, explique Philippe Decrulle, secrétaire général adjoint de la CFDT du groupe. Si des actionnaires interpellent au PDG d'Air France, ça peut avoir une incidence."…] – Lire l’article
 

Le Figaro
– 11 juillet 2007 : [… Le malaise monte. Les élus du comité central d’entreprise d’Air France ont voté mardi une motion demandant l’arrêt des expulsions des immigrés clandestins sur les vols de la compagnie. Cette motion sera présentée jeudi aux actionnaires réunis en assemblée générale et le comité d’entreprise de l’entreprise espère bien avoir une réponse claire sur la question. Car depuis un an les personnels de la compagnie se disent de plus en plus affectés par le «traumatisme de la violence que subissent les personnes reconduites aux frontières».
«Enchaînés», «baîllonnés», précise Ali Bouzara, secrétaire général adjoint de la CFDT groupe Air France, les conditions dans lesquelles les sans-papiers sont expulsés ne choquent pas que les passagers. «Moralement, je suis atteint à chaque fois», confie Stéphane Unzue, 30 ans, steward et militant CGT. «Que penser lorsqu'un passager vous affirme qu'on l'amène droit à la mort? Nous ne sommes pas engagés pour cela». Souvent encadrées par trois ou quatre agents de police, certaines « reconduites » ont été spectaculaires…] – Lire l’article
 

France3.fr
– 11 juillet 2007 : [… Il "n'appartient pas à Air France de remettre en cause de telles décisions prises dans le cadre d'un Etat de droit", a affirmé mercredi un porte-parole d'Air France…
… "Seul le commandant de bord peut, après consultation avec l'exploitant, refuser l'embarquement à tout passager dont il estime qu'il mettrait en danger la sécurité du vol ou la continuité de la mission", a ajouté ce porte-parole de la compagnie… ] – Lire l’article
 
 
par Mimi publié dans : revue de presse
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Mercredi 11 juillet 2007
1. Les Etats parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge et de participer librement à la vie culturelle et artistique.
 
2. Les Etats parties respectent et favorisent le droit de l'enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique et encouragent l'organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d'activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d'égalité.


kaboul-1.jpg
 
Des Clowns pour les enfants hospitalisés de Kaboul
Compagnie Sophie Cohen
Exposition de photos du 7 juin au 13 juillet 2007
Ministère de la Culture et de la Communication
182, rue Saint Honoré Paris 1er
 
Photo © Ludovic Caillère
par Mimi publié dans : universel
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