Lundi 29 octobre 2007
... où allons nous ?



ADN.jpg

Montage envoyé par Lélio
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Lundi 22 octobre 2007

Nota : Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a demandé aux enseignants d’Histoire de lire à leurs élèves, ce 22 octobre, la dernière lettre de Guy Môquet, fusillé le 22 octobre 1941. Les réactions des enseignants ont été diverses.
Pour ma part, j’ai saisi cette occasion pour rappeler – et sans doute pour apprendre à beaucoup – que, ce même jour, un Vietnamien avait lui aussi versé son sang pour la France[*].

 


Le 22 octobre, je lirai la lettre de Huynh Khuong An… pas à mes élèves, puisque j’ai quitté l’enseignement il y a bien des années.  Mais, oui, je lirai la lettre de Huynh Khuong An, un patriote vietnamien, un communiste français et vietnamien. A mes proches, à mes amis et même, tiens, aux participants des VIIè Assises de la Coopération franco-vietnamienne qui commenceront, heureuse coïncidence, précisément ce 22 octobre, à Montreuil.

Huynh comment ? Peu de Français, peu d’historiens, peu de ses camarades de Parti connaissent son nom.    

Il a pourtant avec Guy Môquet deux points, au moins, en commun : il était communiste et il a été fusillé à Châteaubriand, comme otage, le 22 octobre 1941. Il était, par rapport au jeune Guy, un vieux. Pensez donc : il avait 29 ans ! 

Né à Saigon, dans ce Vietnam que les colonialistes s’obstinaient alors à appeler Indochine, il était venu en France, à Lyon, pour y poursuivre des études. Qu’il réussit brillamment, au point de devenir professeur stagiaire de français. Non sans s’investir à fond dans la vie politique française. Membre du PCF, Secrétaire des Etudiants communistes de la région lyonnaise, il milite beaucoup, en particulier au sein des Amis de l’Union soviétique aux côtés de son amie et compagne Germaine Barjon. En 1939, après l’interdiction du PCF, il participe à la vie clandestine de son Parti.

Nommé au lycée de Versailles, c’est là qu’il est arrêté (les sources divergent : en mars ou en juin 1941), puis envoyé à Châteaubriand. Le suite, terrible, est connue.

Voici sa lettre :

« Sois courageuse, ma chérie. C’est sans aucun doute la dernière fois que je t’écris. Aujourd’hui, j’aurai vécu. Nous sommes enfermés provisoirement dans une baraque non habitée, une vingtaine de camarades, prêts à mourir avec courage et avec dignité. Tu n’auras pas honte de moi. Il te faudra beaucoup de courage pour vivre, plus qu’il n’en faut à moi pour mourir. Mais il te faut absolument vivre. Car il y a notre chéri, notre petit, que tu embrasseras bien fort quand tu le reverras. Il te faudra maintenant vivre de mon souvenir, de nos heureux souvenirs, des cinq années de bonheur que nous avons vécues ensemble. Adieu, ma chérie. »

Il y a, à Paris, au père Lachaise, un monument érigé aux martyrs de Châteaubriand. Sous le nom de Huynh Khuong An, une simple mention, d’ailleurs anachronique : Annamite.

Je livre cette courte évocation à la réflexion. Et si la présence d’un immigré, d’un colonisé, aux côtés des martyrs français, était un clin d’œil de l’Histoire ? Et si elle prenait valeur de symbole ? Le régime de Vichy, qui a livré les otages, ou les nazis, qui les ont fusillés, ont très certainement considéré avec mépris cet étranger venu se mêler aux terroristes. Lui ont-ils demandé de prouver, par son ADN, le droit de mourir pour la France ?    

Je ne suis pas partisan du boycott de la lecture de la lettre de Guy Môquet. Mais lisons également, comme en écho, comme en réponse à la xénophobie qui (re)pointe son mufle, celle d’un Vietnamien, un étranger et notre frère pourtant.

 

Texte d'Alain Ruscio, Historien
 

[*] Je me suis inspiré de la notice biographique fort bien informée, rédigée par Michel Dreyfus, « Huynh Khuong An, dit Luisine », in Claude Pennetier (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français,  Paris, Éditions de l'Atelier, 1988
Article paru dans L’Humanité, 19 octobre 2007.  

 

 

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Vendredi 19 octobre 2007

Samedi 13 octobre
 
Le soleil brille sur Rennes. Nous sommes un peu à la bourre pour nous rendre au Centre de Rétention Administratif de La Plaine St Jacques en  vue de l'installation d'un campement de protestation. Route coupée, nous finissons le parcours à pied. Devant le centre, des tentes "2 secondes" sont déjà déployées 350-400 personnes participent au rassemblement. Au mégaphone, se succèdent des témoignages sur les conditions de vie dans
le CRA, le quotidien des sans papiers, la réalité des rafles.
 
A 100 métres de là, se tient le salon de l'habitat. Nous décidons de nous y rendre pour tracter, informer les gens, sensibiliser. Le public est plutôt réceptif -excepté les non-concerné-e-s, comme d'habitude- certain-e-s iront même se rendre compte par eux même de la réalité du crime d'état. Beaucoup ne savent pas qu'à 100 mètres du lieu où ils assouvissent leur besoin de consommation, des innocent-e-s sont enfermé-e-s, la plupart ignore que des enfants, parfois de l'âge des leurs, ont des barbelés comme limite à leurs terrains de jeu, beaucoup ignorent les rafles, les quotas, la politique systématique de la traque et de l'enfermement des sans-papiers, le fichage ADN. "Ah bon ! Et des centres de rétention, il en existe dans toute la France?" s'interroge cette personne, visiblement de bonne foi. Au mégaphone, on appelle à faire pratiquer des tests ADN sur les enfants, on offre des week-end gratuits au club Sarko, on suggère de boucler la France, car pour 6 milliards de personnes, les 60 millions de français-e-s sont des étranger-e-s. L'ambiance est plutôt bon enfant. Un groupe de gendarmes surveille de loin, je vais discuter avec eux, savoir ce qu'ils en pensent. Discussion cordiale, nous sommes chacun dans nos rôles.
 
Fin du salon, nous décidons de bloquer la sortie du parking pour obliger les automobilistes à prendre l'autre sortie, celle qui passe devant le  centre de rétention. Le groupe de gendarmes s'interpose, nous discutons avec eux, et comme, a priori, l'autre sortie est bloquée, nous laissons passer les voitures. Dans le flot des automobiles, deux dames, croisées précédemment, sont allées au rassemblement devant le centre de rétention et nous remercie de les avoir informées. Plus de voiture, le temps est venu de retourner devant les grilles du CRA. Discussion ubuesque sur le  chemin du retour avec un conducteur de 4x4 qui cherche à faire une maison "haute qualité environnementale".

Retour devant le CRA, la nuit commence à tomber. Décision est prise de tenir la place jusqu'à l'évacuation. Deux RG sont appuyés sur une barrière, j'entame le dialogue pour connaître les intentions des forces
de l'ordre, d'autant que des renforts de CRS sont arrivés sur place. Je comprends vite, par sous-entendu, que nous ne passerons pas la nuit ici.  Les breton-ne-s venu-e-s du Finistère en car nous quittent, les rangs des manifestants sont plus clairsemés, il doit rester entre 100 et 150 personnes, isolées de tout, plus aucun média n'est présent. Assi-se-s par terre, nous attendons calmement. Aucune violence, aucune agressivité dans nos rangs.

Ca bouge du côté du CRA, la nuit est tombée, le premier flot de CRS sort, projecteurs braqués sur nous. Un cordon sur le côté, un en face. Leur mégaphone est en panne, tant pis, il n'y aura pas de sommations. Nous sommes toujours assis pacifiquement et sans violence quand ils commencent à avancer faisant preuve d'une brutalité dépassant l'entendement. J'ai appris, par hasard, qu'il y avait un match de rugby ce soir, certainement ne veulent ils pas le louper.
 
Assis par terre, j'attends. Les CRS continuent leur répression féroce et bientôt mon regard ne peut plus se porter que sur des boucliers ou des  rangers. "Dégage" vocifèrent-ils. Je ne réponds pas à leur injonction alors, rapidement je me sens agrippé par une puis deux puis trois mains. Ils seront jusqu'à 8 pour déplacer mes 75 kgs. Je ne touche plus terre, suis amené une trentaine de mètres plus loin, remis sur pied. La gazeuse à bout touchant, directement dans les yeux, le bruit "pschiii", la brûlure est immédiate, 5 secondes ? 10 secondes ? Vont ils la vider sur moi ? Et les premiers coups pleuvent. J'arrive, aveuglé, à me retirer, gagner 5 à 10 mètres pour rejoindre la foule hébétée mais toujours
pacifique et non violente des autres manifestant-e-s, éviter la BAC, cachée derrière un abri bus. Ma progression est plus lente, toujours aveuglé que je suis. "Celui là, il nous a fait chier" entends-je derrière moi, bruit des rangers qui accélèrent, le premier coup de matraque est amorti par mon sac à dos. Ils sont trois autour de moi, à faire pleuvoir leur matraque, acharnement sur les genoux, par devant,  par derrière, sur les épaules, les bras. "Ta gueule, avance" est la seule réponse à mes tentatives pour les raisonner. La violence des coups, la hargne et l'agressivité dégagée ne laissent aucun doute sur leur volonté de faire mal, puis ils me lâchent, une autre proie sans doute. Rétention, gaz, violence arbitraire, le parfum de Vichy se mêle à celui du lacrymo.
 
On se cherche, on se retrouve. Emelie, gazée largement aussi (ses vêtements sont imbibés de gaz), matraquée, tabassée, a pris un sale coup  sur la main -elle ira dimanche à l'hôpital-, Mathias lui a goûté aux rangers, nombre d'entre nous portons les séquelles de l'ultra violence policière. Pas de collyre, ces vieux réflexes m'ont quittés et je m'en veux. Une jeune femme, équipée, me nettoie les yeux, je ne suis pas le seul à demander ses services. Les brûlures du visage, du cou continuent, la douleur des coups reçus commence à se faire sentir mais il ne faut pas s'arrêter, la meute de CRS toujours à nos trousses a  accéléré la cadence -l'heure du match doit approcher-, nous continuons à évacuer toujours sans violence, sans bousculade. Des refrains
"antiflics" fusent, des slogans "Pétain, reviens, t'as oublié tes chiens" sont scandés. Moi, "Hexagone" me trotte dans la tête "les matraqueurs assermentés qui fignolèrent leur besogne". La poursuite s'arrête dans le centre ville de St Jacques de la Lande. La BAC croisée ultérieurement veille. Fin de l'évacuation.
 
Il nous faut récupérer les voitures, nous devons être à 4 km du lieu où elles sont garées, la balade a duré longtemps. Trajet à marcher le long de la 4 voies, j'ai connu plus sécuritaire comme itinéraire.

Retour à Rennes, la douche et les brûlures inhérentes au gaz, état des corps. Vague coup d'oeil dans le miroir, pas beau à voir. Mais eux, peuvent-ils se regarder dans un miroir ? La main d'Emelie a doublé de volume, elle ne peut pratiquement plus s'en servir, mon genou aussi a sérieusement enflé. Les hématomes apparaissent, "Ah là aussi, ils ont cogné" c'est bien des dizaines de coup de matraque que nous avons reçus.

On verra ça demain après une nuit de sommeil. Ce soir, des innocent-e-s, hommes, femmes, enfants dormiront encore derrière des barbelés, mais eux, comment peuvent ils trouver le sommeil, vivre normalement après tant d'ignominie ?

 
Dimanche 14 octobre

Retour vers les Landes. Le sac à dos ravive la douleur de mon épaule endolorie, la marche vers la gare me rappelle l'acharnement sur les genoux, dont l'un a encore enflé. Dans le train, je me remémore les événements de la veille, processus de pensée. Oui, je continuerai à diffuser la culture de la non-violence, car me changer, changer mon âme, faire pousser en moi la haine serait leur victoire. Oui, je continuerai à lutter de façon pacifique et non-violente contre leurs lois iniques et racistes, car jamais je ne légitimerai leur violence. Envie de pleurer, mais ça n'a plus rien à voir avec les gaz. Savoir que j'ai laissé derrière moi, impuissant, des êtres humains enfermés, me demander comment d'autres êtres humains peuvent faire preuve d'autant d'inhumanité, de violence gratuite, de haine froide.

Nous avons attaqué le tabou des tabous, ce dont on ne parle jamais dans les médias, ce qu'on veut taire, passer sous silence, la main tendue à l'extrême droite, le visage fascisant de la France d'après. Cela doit être impardonnable dans la France sarkozyste pour mettre autant de zèle à vouloir nous faire taire.
 
Samedi prochain, manifestation nationale dans les villes de France, pour les sans papiers, pour que la solidarité ne soit pas un délit. J'y serai, à Bordeaux ; ne pas oublier le collyre.
 


Témoignage de Jean-Charles qui manifestait contre le centre de rétention de Saint Jacques de la Lande
Envoyé par Emelie
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Jeudi 18 octobre 2007
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En cinq ans, nous aurons eu droit à quatre lois, à de multiples décrets et circulaires, à tout un arsenal d’inspiration xénophobe et raciste, à une inacceptable atteinte aux -déjà faibles- droits des étrangers.

Demain, une nième Loi, où s’illustre Brice Hortefeux, à la tête du sinistre ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du codéveloppement sera soumise à l’avis du Conseil Constitutionnel. Contre cette loi, radicalement contraire aux principes d’égalité et de non-discrimination de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (ratifiée par la France), de la Convention Internationale des migrants, de la Convention de l’ONU… Test ADN, proposition d’exclusion de l’hébergement d’urgence… Réagissons !
Nous qui sommes riches de nos multiples résistances et solidarités, des parrainages "hors la loi" des sans-papiers aux mobilisations dans les écoles contre les innommables expulsions des familles, de la résistance spontanée des passants et militants lors des rafles aux positions des chercheurs et des universitaires, à celles des syndicats solidaires des initiatives de tant de professions (assistantes sociales, personnel enseignant, inspecteurs du travail, personnels hospitaliers, pilotes de ligne, avocats, magistrats), nous disons non !

Le 20 octobre manifestons notre soutien à tous ceux qui sont poursuivis pour le délit de solidarité, comme l’instituteur Florimond Guimard en procès à Aix le 22 octobre.
Le 20 octobre manifestons notre volonté de voir appliquer une autre politique respectueuse cette fois des familles, des enfants, des travailleurs immigrés !

Expulsions Rafles - Lois Hortefeux / Sarkozy
NON !
Solidarités - Résistance
OUI !


Et pour ceux qui ne sont pas en Ile de France, renseignez-vous,
il s’agit d’une Journée nationale de Solidarité,

il y a sûrement une manifestation pas trop loin de chez vous.

contreimmigrationjetable.org


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Vendredi 12 octobre 2007
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Argumentaire :

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.


Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.


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Dimanche 7 octobre 2007
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Lundi 1 octobre 2007
Trésor de la langue française :
RAFLE, subst. fém. - Arrestation massive opérée par la police à l'improviste. Synon. descente* (de police), coup de filet* (fam.), razzia (vieilli). Rafles de prostituées sur la voie publique; la police opère des rafles; être pris, ramassé dans une rafle; les rafles de la Gestapo. Alexis fut expédié à Saint-Pétersbourg. Là, il fut ramassé au bout de deux jours (...) dans quelque rafle, et jeté en prison (G. Leroux, Roul. tsar, 1912, p. 121). Un jour où il avait été pris dans une rafle, car il aimait les filles, mon père lui avait évité le poste (Giraudoux, Bella, 1926, p. 96)






Peut-on parler de rafle lorsque les policiers font des descentes systématiques dans certains quartiers et arrêtent en nombre des étrangers sans papier ? Voilà un des axes de réflexion du nouveau blog :



Présentation :
Pour ouvrir les débats ignorés ou tabous de l'actualité, le blog du Contre journal prend l'initiative. Chaque sujet sera exploré durant plusieurs jours. Avec les infos, contributions, témoignages de lecteurs et d'internautes, le Contre journal va devenir un lieu d'échange d'informations. Certains textes pourront alimenter la rubrique du même nom dans Libération. Cette page est animée par Karl Laske, journaliste au service société.

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Mercredi 26 septembre 2007

Il y avait ceux qui prônaient le bien fondé de leur politique d'mmigration.

x Qui pour moi reste un mystère et un désespoir aussi. x
 


Il y avait ceux qui voulaient se donner bonne conscience (n’est-ce pas Monsieur Kouchner ?) en évoquant les 11 pays de la Communauté Européenne qui pratiquent déjà ces tests.

x La peine de mort aussi est pratiquée dans certains pays, devra-t-on la remettre au goût du jour ? Et le droit à l’avortement, devra-t-on le remettre en cause ? Et le droit de vote ? Et… x
 


Il y avait ceux qui criaient au scandale et qui pensaient la bataille perdue.

x J’en faisais partie… x
 


Il y avait aussi ceux qui préféraient faire de l’humour en s’inquiétant pour ceux qui allaient se découvrir cocus.

x Pour ma part, je me suis demandé si on ne devrait pas exiger des tests ADN pour le regroupement familial au Palais de l’Elysée. x
 


Et puis aujourd’hui, il y a ceux qui nous surprennent comme un certain Charles Pasqua : « Il y a des choses qu’on ne peut pas accepter… Pour les gens les plus anciens comme moi, la recherche des gènes, ça évoque d’autre chose. Ca évoque une période qui pour nous est inacceptable. » (Journal de 20H00 sur France2 du 26/09/07).

x Cet homme me laisse perplexe même si je suis ravie de la décision du Sénat de rejeter l’amendement. Je ne peux cependant m’empêcher de penser que cette affaire n’est que l’arbre qui cache la forêt. Pendant que tout le monde s’acharne sur le sujet, on n’entend pas parler du reste de la loi Hortefeux. Et il y a tout un tas de choses pas jolies-jolies dans cette loi que personne ne veut mettre sur la table… x


 
par Mimi publié dans : libre expression
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Mercredi 12 septembre 2007

Le Grand Chef a dit  : je veux 25 000 expulsions en 2007 !
Les P'tits Chefs ne veulent pas obéir.
Le  Sous Chef se fache. Il convoque les P'tits Chefs et leur dit : efficacité, efficacité !!!
Et la Marée Chaussée commence à grogner.


Nouvelobs.com du 12/09/2007 : [Le ministre de l'Immigration a réuni, mercredi 12 septembre dans l'après-mid, une vingtaine de préfets qui n'ont pas atteint le quota de reconduites à la frontière qui leur avait été fixé.
Ce rendez-vous a été fixé après que Brice Hortefeux a dû rendre des comptes au président de la République le 20 août dernier, souligne Le Figaro.

"Il s'agit d'une réunion de travail, le ministre souhaite échanger et mobiliser ces préfets, car, en effet, les résultats doivent être améliorés", a-t-on précisé au cabinet de Brice Hortefeux.

Objectif : 25.000 expulsions

Le ministre a récemment admis qu'avec 11.000 éloignements d'étrangers sans papiers dans leur pays d'origine ou dans un autre État européen à la fin juillet dernier, l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy serait difficile à atteindre.
Dans sa lettre de mission au ministre de l'Immigration, le chef de l'Etat a fixé à 25.000 personnes l'objectif du nombre d'expulsions de clandestins en 2007.]


20 minutes du 12/09/2007 : [ ... Une politique qui ne convient pas au syndicat Unsa-Police. Pour Joachim Masanet, son secrétaire général, la convocation est «navrante». Interrogé par 20minutes.fr, il remet en cause le principe même des quotas. «Si on n'atteint pas l'objectif fixé, qu'est-ce qu'on fait? Où va-t-on les chercher?». «Si on interpelle 60.000 clandestins, on en interpelle 60.000. Si on en interpelle moins, on en interpelle moins. Les sans-papiers sont des êtres humains, point», s'énerve-t-il.
Brice Hortefeux a lui-même admis le 20 août qu'il serait difficile d'atteindre le quota d'expulsions fixé par le président de la République pour 2007 (25.000 en métropole). Mardi matin, il a pourtant affirmé sur LCI que le quota de 25.000, annoncé avant les vacances , «sera atteint». Sur les cinq premiers mois de l'année 2007, il y a eu 6.041 expulsions par voie aérienne, 2.223 sous escorte, a-t-il précisé, en assurant que «dans plus de 95% des cas, il n'y a pas de difficulté»... ]

par Mimi publié dans : actions, réactions
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Mercredi 5 septembre 2007

Les murs menacent tout le monde, de l’un et l’autre côté de leur obscurité. C’est la relation à l’autre (à tout l’autre, dans ses présences animales, végétales, environnementales, culturelles et humaines) qui nous indique la partie la plus haute, la plus honorable, la plus enrichissante de nous-mêmes.

Nous demandons que toutes les forces humaines, d’Afrique, d’Asie, des Amériques, d’Europe, que tous les peuples sans États, tous les « républicains », tous les tenants des « droits de l’homme », que tous les artistes, toute autorité citoyenne ou de bonne volonté élèvent, par toutes les formes possibles, une protestation contre ce mur-ministère qui tente de nous accommoder au pire, de nous habituer à l’insupportable, de nous faire fréquenter, en silence, jusqu’au risque de la complicité, l’inadmissible.

Tout le contraire de la beauté.

Toutes les initiatives en rapport avec cet appel seront répertoriées sur le site de l’Institut du Tout-Monde.

edouard-glissant.jpgEdouard Glissant patrick-chamoiseau.jpgPatrick Chamoiseau


Cet appel est paru dans une tribune libre de l'Humanité du 4 septembre 2007. L'article propose des extraits d'une réflexion à l'encontre du Ministère
de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Codéveloppement écrit par Patrick Chamoiseau, écrivain, et Edouard Glissant, poète et philosophe. Le texte intégral qui paraîtra le 4 octobre prochain chez Galaade Éditions, comporte les sept chapitres suivants : Identité nationale, Faire-Monde, Mur et Relation, L’imaginaire libre, Mondialité De la repentance et L’appel. Lire l'article de l'Humanité du 04/09/07


 

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