Mardi 6 mai 2008
par immigrants publié dans : lu, vu, écouté
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Dimanche 4 mai 2008

PARIS, le 2 mai 2008 (AFP) - Un agent de sécurité d'un supermarché aux portes de Paris a porté plainte contre un fonctionnaire du ministère de l'Immigration pour de graves insultes racistes, une accusation que l'intéressé a vigoureusement démentie vendredi en invoquant des témoignages en sa faveur.

La plainte a été déposée samedi 26 avril par Pierre-Damien Kitenge dans un commissariat du XIIe arrondissement de Paris et transmise au parquet de Créteil, les faits visés ayant eu pour cadre le centre commercial Bercy 2 de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).

Cette procédure pour "diffamation et injure à caractère racial" vise nommément Gautier Béranger, adjoint du secrétaire général du ministère de l'Immigration, en charge de la communication interne. Les peines encourues sont respectivement d'un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, et de 6 mois de prison et 22.500 euros d'amende.

M. Kitenge, de nationalité française, a raconté à l'AFP s'être fait traiter de "sale noir" et de "sans-papiers" par M. Béranger au moment où il avait demandé à celui-ci ses papiers d'identité afin de procéder à des vérifications lors d'un paiement par chèque, s'agissant d'une somme supérieure à 250 euros.

M. Kitenge affirme que M. Béranger a tenté de l'intimider en faisant état de sa qualité de fonctionnaire du ministère de l'Immigration et a proféré des menaces visant son emploi.

"Choqué" par ces propos tenus devant témoins, M. Kitenge a porté plainte samedi à la fin de son service. Il exige "des excuses publiques" pour retirer sa plainte.

Dans un communiqué rendu public par son avocat vendredi, M. Béranger "dément formellement et en tout point avoir prononcé une quelconque injure, de surcroît à caractère raciste, à l'encontre de ce monsieur, comme tout propos relatif à son état civil".

"Particulièrement affecté" par ce qu'il considère "être une pure dénonciation calomnieuse", M. Béranger est "sous le coup de l'émotion", a assuré à l'AFP Me Mathieu Davy.

Lors de son audition vendredi matin par la brigade de répression de la délinquance à la personne, M. Béranger a produit des témoignages écrits confirmant sa version : celui du "supérieur hiérarchique d'origine tunisienne" de M. Kitenge et du "caissier, d'origine africaine", qui a servi M. Béranger, a précisé Me Davy.

Pierre-Damien Kitenge a fait état d'un climat tendu autour de cette affaire, évoquant des pressions de la direction du magasin pour qu'il retire sa plainte et que des employés présents ne témoignent pas en sa faveur. Il a aussi fait état de "trois ou quatre" appels anonymes de menaces et d'un courrier en recommandé de son employeur.

Chez Carrefour, on a assuré à l'AFP que "la direction du magasin n'a jamais demandé à l'agent de retirer sa plainte et n'a jamais exercé de pression sur qui que ce soit".

Au cabinet du ministre de l'Immigration, on se refuse à tout commentaire "tant que la plainte est à l'instruction". Pour l'entourage du ministre, qui a eu connaissance de la version de M. Béranger, il s'agit d'"un différend d'ordre privé". Gautier Béranger "n'appartient pas au cabinet du ministre" Brice Hortefeux, a-t-on ajouté, il "est un fonctionnaire des services administratifs".

SOS Racisme a demandé, si les faits étaient avérés, le départ de M. Béranger dont le comportement serait "contraire à l'éthique de la fonction publique" tandis que le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a proposé la "suspension immédiate" du fonctionnaire le temps que "toute la lumière soit faite sur cette grave dérive".

Enfin le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a estimé que les accusations portées contre M. Gautier "sont incompatibles" avec ses fonctions.


D'autres sources :

http://www.lemonde.fr/
http://tempsreel.nouvelobs.com/
http://www.liberation.fr/

par immigrants publié dans : Ils n'ont même pas honte !
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Vendredi 25 avril 2008
Aimé Césaire
26 juin 1923 - 17 avril 2008






Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ; que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la négrerie ; que nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux et l’on nous marquait au fer rouge et nous dormions dans nos excréments et l’on nous vendait sur les places et l’aune de drap anglais et la viande salée d’Irlande coûtaient moins cher que nous, et ce pays était calme, tranquille, disant que l’esprit de Dieu était dans ses actes.

Cahier d’un retour au pays natal


par immigrants publié dans : raconte moi la France
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Samedi 5 avril 2008
Yasmine est comédienne et fait des doublages de films et séries télévisées. Elle est née en France. Son seul défaut, c'est d'être métis ! Et dans l'étroitesse d'esprit de certains ça veut dire ne pas être apte à faire des choses comme les Blancs.
Aujourd'hui, sur Rue 89, elle raconte comment, parce que métis, on ne lui laisse pas faire de doublage d'acteurs blancs.

[Le 16 février 2007, je double une série américaine. Nous sommes une douzaine de comédiens, dont deux métissés, A. et moi. Lors d’un changement de bobine, la chef de plateau demande si nous sommes libres le 20 mars. La majorité l’est. En fin de journée, ceux qui ont fini partent. Restent trois ou quatre comédiens blancs, A., l’ingénieur du son et moi. La chef de plateau se tourne alors vers A. et moi :
"Je ne sais pas s’il y a des gens comme vous dans le prochain épisode, et comme vous avez des voix spéciales, je ne peux pas vous prendre sur tout, vous ne pouvez pas doubler les Blancs."] - Lire la suite de l'article


Comme s'il existait des voix blanches et des voix noires...
La Halde qui normalement doit défendre ce genre de discriminations n'a pas voulu ce charger du dossier. On se demande à quoi sert cette institution...

Pour ma part, j'ai toujours trouvé crétin qu'on double les acteurs noirs américains par des Antillais à l'accent bien prononcé. Comme si l'accent était génétique. Que je sache Barack Obama ne parle pas avec l'accent kényan. Au mieux il pourrait parler avec l'accent hawaiien puisqu'il est né à Honolulu. L'aurait-on doublé avec un accent sénégalais s'il avait été acteur ?

Toujours sur Rue 89, on peut lire l'histoire d'Islam, 10 ans, écarté du jeu télévisé pour lequel il avait été sélectionné juste à cause de son prénom :

[... La mère d'Islam, qui tombe des nues, essaie de mieux comprendre ce qui se passe. "Se prénommer Islam pour un garçon, c'est comme porter un voile pour une fille", lui rétorque la jeune femme responsable du casting...] - Pour lire l'article


Une chose est sure, la connerie elle reste universelle !

par Mimi publié dans : actions, réactions
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Mercredi 2 avril 2008
Dimanche 16 mars, jour des élections municipales, sur le plateau de France 3, Hortefeux vantait la politique d'immigration de la France avec une sincérité et une conviction qui faisaient froid dans le dos.
Plus personne ne relève le fond de ce discours aux accents lepeniste.
Sans défendre le Borgne, il y a quelques temps, pour les mêmes idées, il aurait été condamné à payer le franc symbolique.
Mais c'est vrai qu'on est passé du franc à l'euro... ceci explique peut-être celà.


par Mimi publié dans : Ils n'ont même pas honte !
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Jeudi 21 février 2008

Paris, 14 Février 2008

Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Moquêt qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».
Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents. Et qui le sont encore. Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…
Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confiée par l'école la mémoire de l’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. Ce travail, qui m’est dévolu en tant que parent, et qu’il n’appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l’élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu’est notre famille.
Il n’y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu’il vous semble vain d’honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d’autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.
Quel est ce besoin que vous nous démontrez donc là, un besoin de repentance ? Ce mot que vous refusez à tout crin à ceux qui ne vous le demandent même pas, mais qui voudraient juste prononcer le mot de mémoire sans se faire éconduire ?
Qu’allez-vous donc faire dans cette galère ? Quel besoin de s’aplatir dans le vent d’une seule direction, sous les tapis du souvenir d’une seule victime ? Vous nous avez suffisamment dit lorsque cela vous arrangeait que les enfants n'étaient pas comptables des fautes de leurs pères.
Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.
Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.
Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.
Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.
Qu'il suffit de l'outrager.
Qu'il suffit de choisir dans les souffrances humaines celles qu'il vous agrée d'honorer et celles qu'il vous indiffère d'ignorer. Quand ce n'est pas celles qu'il vous arrange de rejeter dans de lointaines poubelles.
Qu'il suffit de gesticuler, justifiant toutes les exactions de la France dans l'Ailleurs en ne supportant pas que l'Ailleurs vienne vivre dans la France.
Qu'il suffit de faire la leçon à des enseignants sur ce qu'il convient de faire partager d'histoire à leurs élèves, alors qu'ils nous font tous les jours partager, à nous parents, la fin de l'histoire d'une éducation nationale que vous rendez exsangue.
Qu'il suffit de tuer les familles, je pèse mes mots, en envoyant vos sbires arracher les portes, arracher les affaires personnelles, arracher les êtres de leur travail, arracher les hommes de leur famille, arracher les mères de leurs enfants, ce que vous faites tous les jours, ici, en France.
Quand vous offrirez de la France un autre spectacle aux yeux de nos enfants.
Quand vous cesserez de nous mettre en deuil chaque matin de l'une des qualités d'accueil, de soin, de solidarité, d'éducation, de liberté, d'égalité, de fraternité... qui devraient être la nature, l'essence, la colonne vertébrale de notre pays.
Quand vous vous préoccuperez, aussi, de ce qui se passe dans une salle de classe lorsque les maîtresse malades ne sont pas remplacées, au collège lorsque les adultes si dévoués soient-ils à leur mission, n'y sont pas assez nombreux.
Quand vous proposerez à nos enfants la prise en considération de toutes les souffrances des humains à travers l'histoire, sans quantification, sans classification.
Quand vous nous aiderez véritablement à les construire dans le respect de l'autre sous les yeux d'une République exemplaire.
Quand vous tiendrez vos promesses de protéger tous les opprimés, toutes les femmes opprimées, tous les déshérités, tous les enfants déshérités...
Quand vous ferez véritablement preuve d'un courage révolutionnaire et visible en cessant les exactions, en ramenant vos chiens.
Quand vous serez capable de ne plus fabriquer visiblement et incessamment un pathos bien ciblé, d'héroïsme ou de pitié, c'est tout comme, pour dissimuler la déconstruction de l'humain et de l'espoir que vous vous acharnez à promouvoir.
Quand vous serez ce que vous n'êtes pas, quand vous ne serez plus ce que vous êtes.
Je cesserai d'être en deuil de mon pays idéal.
Je cesserai de ne pouvoir plus lire les journaux et de pleurer chaque jour à la découverte des nouveaux nuages.
Un grand mal est toujours suivi d'un grand bien.
La citoyenneté profondément humaine, sincère, dévouée, invisible, muette pour l'instant, s'amplifie chaque jour qui passe avec son lot d'expulsés amis, de justes condamnés, ...
La réponse à votre action est dans cette résistance contre laquelle vous ne pouvez strictement rien.
La pensée et le coeur sont irréductibles.
Ma fille se construit, comme bien d'autres enfants, par la grâce d'adultes conscients de leur devoir d' « êtres au monde » parmi d'autres « êtres au monde ».
Ces enfants seront des adultes, nombreux et imperturbables, des lions, auxquels il incombera de développer à une échelle jamais vue les valeurs de beauté et de bonté de la vie, pêchées dans le meilleur de chacune de leurs origines, passées au tamis du métissage, cimentées entre elles par la liberté et l'empathie réunies.

Vous ne sauriez apprendre à mon enfant cela que je choisis de lui apprendre.

Son espoir et sa force sont entre les mains de son père et de sa mère.

 
 

Claire M.

 

 

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Dimanche 27 janvier 2008
undefined

...Une politique du chiffre qui broie. En 2007, la France a expulsé 24 000 sans-papiers… À quel prix ? Des familles arrêtées au petit matin à leur domicile… Des enfants nés en France et fréquentant l’école du quartier ou du village envoyés dans un pays qui n’est pas le leur… Des familles broyées dont un des parents se retrouve expédié à l’autre bout du monde sans avoir revu les siens… Personne n’a oublié Chulan, Chinoise sans-papiers, qui s’est défenestrée par peur d’un contrôle et en est morte le 21 septembre dernier... [source RESF] pour lire l'argument dans son entier


 

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Samedi 19 janvier 2008
Lilian Thuram, en dehors de taper le ballon en équipe de France,
est membre du Haut conseil à l'intégration et du collectif  "Devoir de mémoire".
Il livre ici sa vision de la période de l'esclavage français.



Thuram à la soirée Tropiques Amers



Un deuxième extrait tiré de l'exposition Diaspora qui s'est achevé le 6 janvier.
Filmé par Claire Denis, il parle de façon simple et éclairée
de la négritude, de l'esclavage, du racisme...



Lilian Thuram par Claire Denis


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Dimanche 16 décembre 2007

"Fin novembre, 21.000 éloignements avaient été effectués en tenant compte de la période d'attente liée aux élections présidentielles et législatives, et de l'évolution concernant le régime juridique des ressortissants bulgares et roumains"
- Brice HORTEFEUX


Aujourd'hui en France, on n'expulse plus, on éloigne.
Je ne sais pas si les immigrés sentent bien la différence...


par Mimi publié dans : Ils n'ont même pas honte !
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Dimanche 25 novembre 2007
Scène vécue devant la gare St Lazare à Paris, pendant cette semaine de grève des transports en novembre.


Trois distributeurs se côtoient. Trois files les regardent, faute d'avoir quelque chose d'autre à faire. Dans la notre, un jeune couple mixte (lait pour lui, chocolat noir pour elle) a tout compris de l'ère électronique. Le temps qu'ils consacrent à ce malheureux distributeur dépasse largement  le simple soutirage de billets craquants. Derrière eux, un homme chocolat entamant la trentaine patiente. Derrière moi, une altercation.
L'homme se dirigeait vers notre file. La femme, portable greffé à l'oreille pour mieux raconter sa vie à son interlocuteur et à la rue entière, le dépassait. Il zigzagait. Elle l'a poussé. Il a râlé. Elle l'a engueulé. Il l'a traité de trou du cul.
Sa colère n'est pas finie. En se plaçant dans la file, il poursuit sa diatribe, tout d'abord dirigée contre les femmes (trou du cul, j'te foutrai ça devant une planche à repasser, elle s'est pas regardée, elle n'est même pas baisable, ...), puis contre les étrangers, la dame appartenant visiblement à une seconde ou énième génération d'origine arabe (j'te renverrai tout ça dans son pays, elle se prend pour qui, elle nous pique notre travail, ...).
Devant moi, l'homme chocolat s'est découragé et a décidé de changer de point de vue pour le distributeur mitoyen. En avançant d'un pas, je me retourne discrètement pour voir à quoi ressemble la France conservatrice. Blondinet trentenaire, il ne présente aucune caractéristique particulière. Inodore et sans saveurs. Monsieur Tout le Monde est aussi Monsieur Personne.
Le couple a fini de prendre le distributeur pour un guichet. Je propose à l'homme chocolat de le prendre. Il rejette l'invitation par un sourire plein de lumière. La France conservatrice voit ce sourire et relance la diatribe anti-étrangère.
Monsieur Personne ne le saura jamais, mais ce jour-là, il a failli recevoir sur la tête un panier à vélo métallique.
LgL
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